Retraite : tout savoir sur les pensions de réversion

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Le gouvernement assure qu’il ne compte pas les supprimer. A cette occasion L’Argent & Vous fait le point sur les montants en jeu et les conditions d’attribution.

Reuters

Les pensions de réversion seront probablement remises à plat mais elles ne seront pas supprimées. Le président de la République s’est lui-même exprimé sur le sujet pour mettre fin aux spéculations des derniers jours. L’idée serait simplement de simplifier un système pour le moins complexe, qui distingue aujourd’hui les pensions du privé, les pensions du public et les prestations complémentaires.

Pensions de base des salariés du privé

Lorsqu’un salarié du privé ou un retraité du privé décède, son conjoint (ou ex-conjoint) peut prétendre sous certaines conditions à une réversion.

Le conjoint décédé devait percevoir une retraite de base ou avoir cotisé au régime.

Concernant le bénéficiaire de la réversion, il doit avoir été marié au défunt et avoir au moins 55 ans (pour les décès intervenus depuis 2009). Ses ressources ne doivent pas dépasser 20.550,40 euros s’il est seul ou 32.880,54 euros s’il est à nouveau en couple. Pour un actif de plus de 54 ans, 70% seulement des ressources sont prises en compte.

La réversion est égale à 54% de la retraite du défunt, avec un minimum de 286,14 euros par mois et un maximum de 893,97 euros. Si les ressources dépassent les plafonds, la pension de réversion est réduite à hauteur du dépassement.

Si la personne décédée a été mariée plusieurs fois, la réversion se partage entre les ex-conjoints au pro rata des années de mariage.

Pensions complémentaires

Une réversion est également prévue pour les régimes Agirc et Arrco. Là encore, il faut avoir été marié pour en bénéficier (et ne pas être remarié).

Une condition d’âge est aussi imposée au bénéficiaire : 55 ans pour l’Arrco et 60 ans pour l’Agirc. Mais cette condition n’est pas retenue si le bénéficiaire a deux enfants à charge au moment du décès ou est en situation d’invalidité.

Le montant est égal à 60% de la retraite complémentaire du salarié ou retraité décédé.

Pensions de base du public

Le conjoint ou ex-conjoint d’un fonctionnaire a droit à une pension de réversion s’il remplit l’une des quatre conditions suivantes : avoir au moins un enfant issu du mariage, avoir été marié au moins quatre ans (le Pacs précédant le mariage est inclus), s’être marié au moins deux ans avant la retraite de la personne décédée, avoir été marié à un fonctionnaire en invalidité.

Ces conditions valent aussi pour les couples divorcés mais il faut alors satisfaire à des critères supplémentaires : ne pas être remarié et ne pas avoir de réversion suite à cette nouvelle union.

Ici, le montant de la réversion est de 50% de la retraite de base du fonctionnaire décédé, avec éventuellement un complément pour arriver au minimum vieillesse.

Si la personne décédée a été mariée plusieurs fois, la réversion est partagée en fonction des années de mariage selon les mêmes règles que dans le privé.

Commentaires (1)
  • cg2046
    cg2046posté le 03.07.2018 à 13:55

    Matraquage en vue ! Macron n' aime pas les vieux. Après le pompage csg retraités, voici venir la spoliation sur les retraites réversion. J' espère que les gens concernés vont lui présenter l' addition en 2022 ...

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