5 idées pour préparer les études de ses enfants

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Des études supérieures coûtent en moyenne 60.000 euros. D’où la nécessité de prévoir au plus tôt des solutions de financement adaptées...

Reuters

Le Bac passé, bon nombre d'étudiants vont désormais pouvoir entamer leur cursus d'études supérieures. Or le volet financier n'est pas à négliger. En 2013, le cabinet de gestion privé Equance avait estimé à 60.000 euros le coût total d’un cursus d’études supérieures (sur 5 ans). Pour les parents qui souhaitent (et peuvent) accompagner leurs enfants, mieux vaut donc anticiper cette dépense que ce soit en termes de financement mais aussi de prévoyance (décès éventuel).

5 solutions peuvent être mises en œuvre avec en outre l’avantage d’être cumulables.

Capitaliser avec l’assurance-vie

L’assurance-vie permet de capitaliser à long terme via des versements programmés. Une fois les enfants arrivés à l’âge des études, les parents peuvent effectuer des retraits (rachats) pour couvrir les dépenses engagées avec de surcroît un cadre fiscal avantageux si le contrat a plus de 8 ans.

La rente éducation

Moyennant une cotisation régulière, la rente éducation offre une couverture aux enfants en cas de décès de l’un des parents. Il s’agit donc ici d’une solution de prévoyance. La rente est versée jusqu’aux 28 ans de l’enfant s’il poursuit des études. Le montant est progressif afin de tenir compte des besoins croissants de l’enfant. S’il arrête ses études avant 28 ans, la rente est maintenue pendant 12 mois.

L’immobilier avec assurance décès

Acheter un bien immobilier offrant des loyers réguliers est une solution souvent choisie par les parents. Selon Equance, ce mode de financement est en tout cas à étudier. Même si les parents ont les fonds nécessaires, le cabinet conseille en effet d’avoir recours au crédit car l’assurance décès obligatoire offre une couverture supplémentaire. En cas de décès, le capital restant dû est couvert par l'assurance et l’enfant récupère un bien intégralement payé.

Imaginons un couple achetant un bien pour 100.000 euros. S’ils le financent sur fonds propres, l’enfant récupèrera ce bien de 100.000 euros en cas de décès des parents. Si les parents empruntent 50.000 euros et font un apport limité à 50.000 euros, ils peuvent placer par ailleurs les 50.000 euros non mobilisés. En cas de décès, l’emprunt sera remboursé par l’assurance. L’enfant aura donc un bien de 100.000 euros plus les 50.000 euros placés.

La donation temporaire d’usufruit

Les parents ayant un gros patrimoine, notamment immobilier, peuvent donner l’usufruit d’un ou plusieurs biens pour une période définie (par exemple celle qui correspond aux études). L’enfant obtient alors une rente constituée par les revenus de ce patrimoine. Pour les parents, cette solution a l’avantage de réduire le niveau de revenus (donc l’impôt) et de sortir les biens concernés de l’assiette de l’ISF car l’ISF est lié à l’usufruit.

La donation des grands-parents

Les grands-parents peuvent donner directement 31.865 euros à leurs petits-enfants en franchise de droits. Ils sont aussi autorisés à ajouter à ce montant de donation un don de somme d’argent également exonéré jusqu’à 31.865 euros.

Avec une donation réalisée très tôt, les parents peuvent placer cette épargne pour la faire fructifier en vue des études de leurs enfants. Si les grands-parents placent eux-mêmes l’argent pour le donner ultérieurement à leurs petits-enfants, la donation risque en revanche de dépasser les plafonds et d’être taxée.

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