Tarif des péages : ça va chauffer en 2023

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La prochaine hausse des tarifs appliquée en février 2023 par les concessionnaires d’autoroutes sera déterminée en grande partie par le niveau d’inflation annuelle du mois d’octobre 2022.

Reuters

Le tarif des péages s’ajoute à la liste des dépenses des Français qui vont être rattrapées par l’inflation… La faute, ici aussi, à une formule de calcul qui dépend étroitement de l’inflation. C’est ainsi que la prochaine hausse des tarifs appliquée en février 2023 par les concessionnaires d’autoroutes sera déterminée en grande partie par le niveau d’inflation annuelle du mois d’octobre 2022, lequel devrait tourner autour de 6% d’après les projections de l’Insee.

Dans le cadre des contrats de plan entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes, celles-ci peuvent également répercuter dans le prix des péages le coût de certains travaux. Au final, le ministre chargé des Transports, Clément Beaune, a estimé que la formule de calcul en vigueur pourrait aboutir l’an prochain à une hausse des tarifs de 7% à 8%, qu’il a toutefois jugée « insoutenable en terme de pouvoir d’achat ».

Discussions en cours

Auditionné au Sénat cette semaine, le ministre a annoncé qu’il poursuit ses discussions avec les sociétés concessionnaires afin de limiter cette hausse des tarifs mais il n’a fixé aucun seuil. Le niveau de l’inflation d’octobre, qui sera connu précisément à la mi-novembre, sera donc déterminant, le reste dépendant des négociations menées par le ministère en charge des Transports pour faire descendre la note sous cette fourchette de 7% à 8%.

« J’ai une discussion, je n’en dis pas plus à ce stade, avec les sociétés d’autoroute pour regarder tous les leviers que nous avons pour avoir des hausses qui ne sont pas des hausses insoutenables de 7 à 8 %. Je n’ai pas visé de chiffre cible aujourd’hui. J’ai simplement dit que nous ne pourrions pas avoir des hausses aussi importantes que cela », a indiqué Clément Beaune, en promettant de trouver un « juste équilibre ».

Commentaires (2)
  • cendu
    cenduposté le 07.10.2022 à 14:04

    En 1961, l'Etat a décidé, non sans beaucoup de contestation (le réseau routier est à la charge de l'Etat qui prélève déjà beaucoup - peu par rapport à aujourd'hui - de taxes sur les véhicules), de mettre un premier péage TEMPORAIRE (le temps de financer la construction d'un autoroute).
    Puis l'Etat a vendu, racheté, revendu, racheté et revendu des concessions à des entreprises privées. Les péages ont explosés. L'Etat a calculé les prix de ces concessions sur un amortissement sur 25 ans. Les Vinci et autres sont rentrés dans leurs fonds en 4 ans.
    En Espagne, les péages ont tous été supprimés.

  • oliver62
    oliver62posté le 07.10.2022 à 11:42

    Ben voyons ! Elle a bon dos l'inflation, tout le monde se sucre.