Revalorisation des retraites : un sujet sensible

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En marge du débat sur l’âge de départ, les propositions se multiplient concernant la revalorisation annuelle des pensions, qui a subi un coup de rabot cette année

Reuters

La question de l’âge de départ à la retraite est actuellement au cœur des débats. Le gouvernement compte-t-il aller au-delà des 62 ans ? Pour l’instant, force est de constater qu’il est difficile d’y voir clair. Mais là n’est pas le seul sujet sensible pour le gouvernement.

La question de l’indexation des pensions est une autre question sur laquelle l’exécutif va devoir se pencher.

Coup de rabot en 2019

Pour mémoire, en fin d’année dernière, le Parlement a suivi le gouvernement en décidant de désindexer les pensions du régime général en 2019. Ainsi, les retraites de base n’ont été augmentées que de 0,3% cette année alors qu’elles auraient du être revalorisées de 1,6%, c’est-à-dire au niveau de l’inflation, avec la stricte application de la règle. Plus concrètement, cela a par exemple induit un manque à gagner de 13 euros par mois pour un retraité percevant 1.000 euros de pension.

La mesure a été particulièrement mal accueillie par les retraités et a d’ailleurs été pointée du doigt par le mouvement des « Gilets jaunes ». Tant et si bien que les demandes en faveur des retraités se multiplient.

Plusieurs pistes

Si certaines voix réclament un réalignement global sur l’inflation, le délégué général de LREM, Stanislas Guérini, s’est récemment dit favorable à une revalorisation des petites retraites sur la base de l’inflation.

Déjà à l’automne, la majorité parlementaire avait suggéré de moduler la revalorisation en fonction du niveau de pension, afin de faire un geste en direction des retraités modestes. Face à l’opposition du gouvernement, le projet n’avait toutefois pas été retenu.

Cette semaine, une autre idée vient d’être soulevée par Eric Woerth, le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Dans un entretien aux Echos, il suggère d’indexer les 1.000 premiers euros sur les salaires et le surplus sur l’inflation. Une mesure qui aurait bien évidemment un coût plus important qu’une indexation partielle.

Un dilemme pour le gouvernement

Pour le gouvernement, le sujet est bien évidemment délicat. Un maintien de la désindexation pourrait accroître la contestation. Une réindexation totale aurait à l’évidence un coût, sachant que la revalorisation de 0,3% a engendré une économie d’environ 1,8 milliard d’euros pour les finances publiques.

Une indexation partielle (par exemple jusqu’à un certain niveau de retraite) pourrait dans ces conditions apparaître comme un compromis acceptable. Néanmoins, elle serait loin d’être une solution miracle. Au-delà du sentiment d’injustice qu’ils peuvent susciter chez certains, les mécanismes à plusieurs vitesses créent inévitablement des effets de seuils avec le risque d’être in fine assimilés à des usines à gaz…

Commentaires (2)
  • clami79
    clami79posté le 22.03.2019 à 13:01

    Période de travail : revenus de 1 à …… chacun ses capacités et on ne taxe pas trop l imposition sur le revenu ; viens la retraite validée : retraite de 1 à 6 ou 7 maxi ( complémentaires inclues ) . Après un belle carrière bien rémunerée ( et c est normale ) on à ce qu il faut pour vivre décemment mais après une carrière avec de petits revenus on n est pas déméritant et on à le droit de manger à sa faim ! et nul besoin d évasion fiscale

  • dguy3
    dguy3posté le 22.03.2019 à 10:49

    si je comprends bien l'égalité n'est pas la préoccupation première,alors il faut l'enlever de notre devise et ne plus s'en faire des gorges chaudes

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