Retraites : une réindexation en deux temps

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Emmanuel Macron a annoncé pour 2020 une revalorisation sur les bases de l’inflation des retraites inférieures à 2.000 euros. Pour les autres, il faudra attendre 2021…

Reuters

Le président de la République a admis ce jeudi avoir commis un faux pas sur les retraites. Après la hausse de la CSG, la faible revalorisation des pensions (+0,3%) début 2019 a été mal vécue par de nombreux retraités. L’Elysée a donc décidé de faire machine arrière. Toutefois, le geste ne sera pas immédiat.

La sous-revalorisation de 2019 (0,3% au lieu de 1,6%) ne sera pas remise en cause. C’est au 1er janvier 2020 que la réindexation sur l’inflation fera son retour. Ceci ne concernera toutefois que les personnes qui touchent moins de 2.000 euros par mois, c’est-à-dire celles qui vont bénéficier cette année du retour à l’ancien taux de CSG.

Les autres retraités devront quant à eux patienter jusqu’au premier janvier 2021 pour avoir une revalorisation sur les bases de l’inflation.

Pour mémoire, le code de la Sécurité sociale prévoit désormais une règle de revalorisation sur l’inflation passée et non plus sur l’inflation attendue. Pour l’année N, c’est l’inflation sur douze mois à la fin du mois de novembre N-1 qui sert de référence.

Pas de report de l’âge légal

Concernant le projet de réforme des retraites, il faudra bien entendu attendre les conclusions du haut commissaire Jean-Paul Delevoye. Mais Emmanuel Macron a fait part de ses souhaits en la matière.

S’il a écarté l’idée d’un report de l’âge légal (actuellement de 62 ans), il n’a en revanche pas exclu un allongement de la durée de cotisation. Appelant à une vaste réforme devant notamment remettre en cause les régimes spéciaux, il a par ailleurs estimé qu’il serait souhaitable qu’à l’avenir les retraités n’aient pas moins de 1.000 euros par mois.

Commentaires (1)
  • TZPEUCH
    TZPEUCHposté le 09.05.2019 à 07:16

    il se pourrait bien que M Macron attende le vote des retraités qu il considére aises jusqu en 2021 ou plus. C est une faute politique et sociale que de vouloir diviser une catégorie de bénéficiaires des mèmes droits a la base.Ça coutera un prix que la LREM ne veut pas admettre et ce n est pas le chant de Me LOISEAU , rempli de fausses notes qui compensera cette grossière erreur.