Retraites : les décotes plus fréquentes dans le public que dans le privé

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8,2% des pensions liquidées en 2014 dans le privé ont subi une décote, contre une proportion de 14,4% dans le public. En revanche la tendance s’inverse si l’on regarde le nombre moyen de trimestres manquants.

Reuters

Vous avez atteint l’âge légal de la retraite mais vous n’avez pas cumulé suffisamment de trimestres ? En cas de liquidation de votre pension, vous vous exposez alors à une décote… comme beaucoup de Français.

D’après les données de la Drees, le taux de départ avec décote a été de 8,2% en 2014 pour le régime général du privé (Cnav). Un taux stable par rapport aux années passées et qui correspond à peu de choses près à ceux constatés chez les commerçants (9,6%) et les artisans (7,1%).

Les décotes apparaissent en revanche beaucoup plus fréquentes dans le public. Pour la fonction publique d’Etat, 14,4% des pensions liquidées en 2014 étaient concernées par la décote. Les données de la Drees montrent toutefois que cette proportion tend à reculer. En 2009 et 2010, elle dépassait par exemple les 20%. Par ailleurs, si les décotes touchent plus de personnes dans le public, l’ampleur de ces décotes est globalement moins lourde.

12,5 trimestres manquants dans le privé, 7,8 dans le public

Dans le privé, il manque en moyenne 12,5 trimestres aux retraités qui partent avec une décote et parmi eux, un tiers atteignent le plafond de 20 trimestres.

Côté public, il ne manque en moyenne « que » 7,8 trimestres et 65% des personnes concernées sont en dessous de 9 trimestres. Comme l’indique la Drees, cela peut s’expliquer par le fait qu’ici « la décote est appliquée, en grande majorité, dans le cadre des départs pour ancienneté, c’est-à-dire pour les personnes ayant atteint l’âge légal de départ à la retraite mais ne bénéficiant pas d’autres motifs de départ (handicap, invalidité, carrières longues ou tierce personne). Dans ce cas, le nombre de trimestres de décote est mécaniquement plafonné à 14 en 2014 ».

Enfin, les chiffres des régimes spéciaux ne manquent pas de surprendre, avec pour 2014, des proportions de décote de 37,5% à la SNCF et de 27,7% à la RATP. Il est vrai que dans ces régimes où le principe de la décote est récent (depuis 2010), le cadre est un peu différent. La décote maximale est ici de 10 trimestres. Par ailleurs, alors que public et privé ont convergé jusqu’à ponctionner 1,25% des pensions par trimestre manquant en 2015, le manque à gagner avec les régimes spéciaux était limité à 0,75% à la même date.

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