Réforme des rythmes scolaires : un coût moyen de 207 euros par enfant

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D’après une enquête de la Cnaf et de l’Association des maires de France, 92% des communes passées aux nouveaux rythmes en 2013 ont proposé des activités périscolaires

Reuters

La réforme des rythmes scolaires a suscité de vifs débats, notamment sur son impact financier pour les communes. Pour y voir clair, la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) et l’Association des maires de France ont mené l’enquête. Les résultats reçus de 6.619 communes viennent d’être publiés.

Moins de 180 euros dans un cas sur 2

Pour les communes passées aux nouveaux rythmes dès 2013 (1.370 réponses sur 4.000 communes concernées), il apparaît que des activités périscolaires ont été proposées dans 92% des cas. Le coût moyen par élève s’est élevé à 207 euros par an et par enfant. L’enquête révèle toutefois que 1 mairie sur 2 a dépensé moins de 180 euros.

Du fait d’obligations plus strictes (encadrement, qualifications...), les activités mises en place via une structure agréée ALSH se sont logiquement révélées plus onéreuses : 219 euros en moyenne avec une médiane de 200 euros.

Une enveloppe plus élevée dans les communes récemment converties

Indiquant avoir plus de difficultés à recruter du personnel qualifié et à trouver des locaux, les communes entrées dans la réforme en 2014 (5.249 réponses sur 19.000 concernées) assurent même prévoir une enveloppe encore plus élevée. En moyenne, le coût est estimé à 224 euros par enfant et 1 commune sur 2 prévoit de consacrer plus de 200 euros aux activités périscolaires.

Pour faire face, ces communes envisagent de faire plus largement appel aux parents. En 2013, 78% des communes engagées dans la réforme ont proposé des activités périscolaires gratuites. Pour les communes ayant basculé en 2014, la proportion n’est plus que de 69%.

Des modalités d’application qui évoluent

Cela pourrait avoir un impact direct sur la fréquentation. En effet, l’an passé, l’immense majorité des communes proposant des activités gratuites (91%) avait un taux d’inscription aux activités supérieur à 50% alors que seules 64% des communes proposant des activités payantes avaient un taux de participation supérieur à 50%.

Les communes semblent enfin vouloir répartir différemment les activités au fil de la semaine. En 2013, elles étaient dispersées sur 4 jours dans 64% des cas. Les communes passées à la réforme cette année ne sont que 35% à l’avoir fait, 36% ayant plutôt décidé de regrouper les activités sur 1 ou 2 jours.

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