Plan de résilience : la remise carburant de 15 centimes s'appliquera aussi au GNV et au GPL

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Essentiellement consacré aux entreprises, le Plan de résilience économique et social présenté par Jean Castex mercredi 16 mars ne réserve pas d'autre coup de pouce aux ménages que la "remise carburant" annoncée le 12 mars.

Reuters

Dévoilé ce mercredi 16 mars après-midi lors d'une conférence de presse, le nouveau plan de résilience du gouvernement pour lutter contre les effets de la guerre en Ukraine se concentre essentiellement sur les aides aux entreprises.

L'exécutif avait prévenu que ce nouveau plan ne serait pas comparable à celui déployé lors de la crise du coronavirus, mais de potentiels coups de pouce supplémentaires pour les ménages les plus fragiles, notamment alimentaires, faisaient partie des pistes évoquées ces quinze derniers jours.

Extension de la "remise carburant" au GNL et GPL

Finalement, la seule nouvelle annonce qu'a réservée Matignon aux particuliers concerne l'application de la "remise carburant" de 15 centimes au gaz naturel pour véhicules (GNV) et surtout au GPL, qui en étaient a priori exclus.

A cette remise carburant s'ajoute une hausse exceptionnelle de mille euros de l'aide MaPrimeRénov' pour le remplacement de chaudières gaz et fioul jusqu'à la fin de l'année, annoncée par la ministre de la Transition écologique à l'issue de l'intervention du Premier ministre.

Jean Castex a par ailleurs répété son appel aux pétroliers et distributeurs à fournir un effort supplémentaire afin d'alléger encore les prix à la pompe des Français.

Un appel auquel le groupe TotalEnergies a été le premier à répondre par la voix de son président-directeur général Patrick Pouyanné, qui a annoncé dans la foulée sur son compte twitter une remise en caisse supplémentaire de 10 centimes par litre, appliquée dans toutes les stations-service TotalEnergies en France.

Intervenant juste après le Premier Ministre, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie a rappelé « qu’aucun pays en Europe n'a autant protégé ses compatriotes contre la flambée des prix de l'énergie », et souligné que le "bouclier fiscal" mis en place ces derniers mois pour le gaz et l'électricité avaient permis à contenir l'inflation française à l'un des taux les plus faibles de la zone euro.

Pêche, agriculture, BTP, transports, export...

Du côté des entreprises, le plan de résilience voit en revanche très large : l'Etat devrait débourser entre 22 et 26 milliards d'euros dans un ensemble de dispositifs généraux, de mesures spécifiques réservées aux secteurs de la pêche, de l'agriculture, du BTP, des transports, et de celui de l'export, ainsi que de dispositions visant à assurer la transition du modèle économique français vers plus d'autonomie énergétique, technologique, industrielle et alimentaire.

En matière de dispositions multisectorielles, l'exécutif vient d'annoncer le renforcement des prêts garantis par l'Etat (PGE) - avec un plafond d'emprunt relevé à 35% du chiffre d'affaires contre 25% jusqu'à présent, un report de charges fiscales et sociales pour les entreprises impactées par la crise en Ukraine, ainsi que la prolongation du dispositif d'activité partielle de douze mois.

Subventions publiques

Surtout, le gouvernement va déployer des aides directes de l'Etat qui pourront atteindre jusqu'à 25 millions d'euros. Ce nouveau dispositif de subventions publiques sera ouvert à toutes les entreprises sans condition de taille ou sectorielle, mais respectant les trois conditions suivantes : connaître une hausse de 40% des factures d'énergie depuis le début de la guerre en Ukraine, justifier d'un poids de ces factures représentant plus de 3% du chiffre d'affaires, et subir une perte d'exploitation.

En pratique, les subventions devraient surtout concerner « les secteurs de la métallurgie, de la chimie, du papier carton, certaines industries agroalimentaires comme celle de la sucrerie, et certaines productions agricoles », a précisé le ministre de l'Economie et des Finances.

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