Les crédits à la consommation ont fait leur retour en 2021

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Portés par l'entretien de la maison et les achats de voitures d'occasion, ces crédits ont retrouvé leur niveau d'avant-crise, rapporte Le Figaro. Mais la sous-catégorie des "prêts personnels" a perdu du souffle.

Reuters

Assouplissement des mesures de restrictions sanitaires aidant, la consommation des ménages a repris un peu de vigueur en 2021, et avec elle, les crédits à la consommation.

D’après les chiffres de l’Association des sociétés financières, relayés jeudi 10 mars par nos confrères du Figaro, ces emprunts ont atteint près de 46 milliards d’euros l’année dernière, un volume en rebond de 12,5% par rapport à 2020. La vigueur de cette reprise a permis au secteur d’effacer les conséquences de la crise sanitaire, qui avait entraîné une baisse de 11,7% de ces crédits l'année précédente.

L'équipement de la maison, et les voitures d'occasion

Sans surprise, ce sont les achats « liés à l’amélioration [du] logement - équipement de la maison, bricolage, jardin » qui ont bondi. Les confinements, les possibilités contraintes de voyager, mais aussi la généralisation du télétravail invitant les ménages à adapter leur intérieur à de nouveaux usages, ont clairement bénéficié au secteur de l’entretien de la maison, dont ont profité les e-commerçants, les enseignes spécialisées ou encore les artisans.

Les crédits à la consommation ont aussi concerné le secteur automobile, même si les pénuries d’équipements pesant sur la filière et les stocks ont entraîné les ménages à se tourner davantage vers les véhicules d’occasion.

La catégorie des "prêts personnels" reste en retrait

A noter toutefois que le retour à cette forme d’emprunt n’a pas bénéficié à tous les biens de consommation. D’après Le Figaro, la sous-catégorie des prêts personnels (des crédits qui ne nécessitent pas de justifier leur destination), et qui concerne des montants en moyenne inférieurs à ceux des crédits auto et travaux, reste sous son niveau de 2019 à 12,9 milliards d’euros (-6%), tout comme celle des crédits renouvelables, offerts par les enseignes.

Cette baisse « tendancielle » s'observe depuis quelques années. Elle est la conséquence d'une meilleure protection légale des consommateurs, mais aussi, sans doute, de la forte croissance, en parallèle, du paiement fractionné.

Le paiement fractionné, un "service" démocratisé avec la crise

Touchant un spectre très large de produits de consommation, la pratique du paiement fractionné – longtemps réservée à des achats onéreux – est désormais majoritairement utilisée pour le règlement de montants relativement limités (dans deux tiers des cas, inférieurs à 500 euros). Ce mode de paiement est très sollicité par les ménages pour l’achat d’équipements électroménagers et informatiques.

Dans le contexte de la pandémie de coronavirus, qui a donné le vent en poupe à l’e-commerce, il est devenu un important levier de conquête de la clientèle. La crise du pouvoir d’achat, qui lui est aussi particulièrement porteuse, l’a imposé comme un véritable argument commercial, 38% des consommateurs vérifiant aujourd’hui l’existence d’un tel service avant de réaliser leurs achats.

Le paiement fractionné dispose d’un autre avantage : les crédits inférieurs à 200 euros et d’une durée inférieure ou égale à 90 jours échappent au cadre légal plus restrictif des crédits à la consommation. Aucune condition de solvabilité n’est imposée à l'emprunteur. Une "liberté" commerciale qui entraîne de plus en plus de plateformes de vente à proposer ces solutions de paiement systématiquement aux acheteurs (gratuitement, ou moyennant quelques euros d’intérêt).

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