Le gros héritage de la reine Elisabeth II se fera sans droits de succession

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Désormais roi, Charles III, le fils aîné de la reine de l’Empire britannique, décédée jeudi 8 septembre, hérite d’un joli patrimoine très diversifié. Petit tour d’horizon.

Reuters

Une Histoire, une couronne, un Commonwealth… et une fortune impressionnante. Le nouveau roi Charles III d’Angleterre hérite à plus d’un titre. A 73 ans, il devra désormais régner sur les terres britanniques et ses concitoyens, mais aussi garder un œil sur les finances de la famille royale.

Jusqu’alors Duc de Cornouailles (le titre est désormais dévolu à son fils le prince William), Charles percevait depuis 1952 les revenus tirés des 570 km2 de terres agricoles, mais aussi des commerces et des propriétés appartenant au duché, au sud-est de l’Angleterre. En 2021, il a ainsi gagné environ 20 millions de livres (23 millions d’euros), en hausse de 3% selon la presse britannique.

Châteaux, chevaux, parcs éoliens…

Il hérite désormais de la fortune personnelle et éclectique de sa mère, évaluée à 370 millions de livres en 2022 sonnant et trébuchant (plus de 425 millions d’euros) par le Sunday Times… pour lesquels il ne paiera aucun droit de succession, privilège accordé pour les seuls membres de la famille royale. La souveraine bénéficiait des revenus de son gigantesque patrimoine privé, « dont les détails ne sont pas totalement connus », rapporte l’AFP. Sa fortune peut être décomposée en trois pôles :

  • L’allocation souveraine : pour les dépenses liées aux activités officielles de représentation de la couronne, la reine et sa famille percevaient une allocution annuelle du Trésor public, donc des sujets britanniques, qui atteint 99 millions d’euros pour 2021-2022. « Elle correspond à 15% des bénéfices du patrimoine de la Couronne britannique (« The crown estate »), colossal parc de foncier, immobilier, licences de parcs d'éoliennes, entre autres, et dont les recettes sont restituées au Trésor public depuis un acte de loi de 1760 », précise l’AFP.
  • La bourse privée : il s’agit des revenus de la reine (et donc aujourd’hui du roi Charles III) provenant de terrains, de 315 biens immobiliers résidentiels et propriétés commerciales haut de gamme (le tout est évalué à 650 millions de livres). Les revenus de ce patrimoine se sont élevés pour la dernière année fiscale à environ 24 millions de livres, que la reine distribuait en partie à ses proches. Ils sont taxés et ne doivent pas être utilisés pour les frais de représentation.
  • Les propriétés privées, au premier rang desquelles le château de Balmoral en Ecosse, cher au cœur de la reine et où elle s’est éteinte ce jeudi 8 septembre. S’y ajoutent le palais de Sandringham House, dans le Norfolk, situé sur un domaine de plus de 8.100 hectares, et son écurie personnelle de chevaux de course, qui lui a rapporté plus de 7 millions de livres ces dernières années.

Les célèbres joyaux de la Couronne, enfin, évalués à quelque 3 milliards de livres, appartiennent symboliquement à la reine et sont automatiquement transmis au monarque suivant.

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