La hausse du budget des étudiants dépasse l'inflation

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Le coût de la vie étudiante s'est alourdi de près de 250 euros sur un an. Une hausse limitée par rapport à 2020, mais toujours supérieure à l'augmentation générale des prix.

Reuters

La crise sanitaire n’aura pas épargné les étudiants. Cette population très touchée par les conséquences économiques du coronavirus (facs fermées, jobs supprimés…) et la baisse des APL, a en outre supporté une augmentation de son coût de la vie de 2,5% en un an – là où le pouvoir d’achat des Français s’est en moyenne stabilisé et où l’inflation s’est limitée à 1,2% en juillet.

D’après la dernière enquête de l’Unef, rapportée en exclusivité hier par Le Journal du dimanche, les étudiants ont déboursé en moyenne 247,38 euros de plus sur douze mois par rapport au budget de l’année précédente.

551€ de loyer en moyenne

Cette augmentation ressort toutefois moins élevée qu’en 2020, où leur coût de la vie avait enregistré une hausse moyenne de plus de 3,5% en 2020.

D’après l’Unef, des dispositifs d’entraide déployés par certaines collectivités territoriales, ainsi que l’encadrement des loyers à Paris ainsi qu’à Lille ont notamment permis de limiter l’inflation budgétaire, alors que le logement reste le premier poste de dépenses des étudiants, coûtant en moyenne 551€ par mois.

Mais la facture a continué de s’alourdir fortement pour une partie des étudiants. L’enquête de l’Unef relève ainsi que l’évolution du coût de la vie dépend fortement de leur situation : boursiers ou non, vivants seuls ou chez leurs parents, installés en province ou en région parisienne.

Flambée budgétaire pour les boursiers

En Ile-de-France, la hausse atteint 12,29% pour les boursiers en résidence Crous contre 2,99% pour les non-boursiers, et en région, elle est de 2,99% pour les non-boursiers vivant seuls et de 4,34% pour les boursiers vivant seuls.

L’Unef relève en parallèle que les aides publiques directes de l’Etat ont été réduites sous la mandature du président de la République Emmanuel Macron. Outre les APL, l’aide à la recherche du premier emploi a été supprimé tandis que 41,2 millions d’euros ont été coupés dans les programmes budgétaires, alors que la population étudiante a crû de 100.000 personnes entre 2017 et 2019.

Hausse des dépenses obligatoires à la rentrée

Enfin, de son côté, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) rapporte ce lundi que le coût de la rentrée 2021-2022 devrait croître de 1,32% en moyenne pour les étudiants cette année, à 2.392,47€, en raison notamment de la hausse des prix de la vie courante liée à la pandémie.

Cette évolution s'explique notamment par la continuité de dépenses nouvellement obligatoire pour les étudiants en raison de la crise Covid, a déclaré à l'AFP le président de l'organisation étudiante, Paul Mayaux, citant l'achat de masques et de gel hydroalcoolique.

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