La flambée des prix dans les rayons des supermarchés se poursuit, relève Que Choisir

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L’association de défense des consommateurs, qui a mis en place son propre baromètre de l’évolution des prix, constate une hausse annuelle des tarifs de 6,1% en mai.

Reuters

D’après l’indice des prix de Que Choisir, l’inflation des tarifs à la consommation a grimpé de 6,1% au mois de mai en un an, après +5,3% en avril.

D’après ce baromètre mensuel, qui se base sur les propres données de l’association relevées en grandes surfaces pour 40% des dépenses, ce sont toujours les postes énergie qui connaissent les plus fortes hausses par rapport à 2021 (gaz : +45%, gazole : +39%, fioul : +80%), mais les mesures de gel, de blocage des prix et le coup de pouce à la pompe décidés par le gouvernement permettent pour l’heure d’en gommer en grande partie les effets. Pour les autres postes de dépenses en revanche, l’addition continue de s’alourdir.

Grandes surfaces : +5,2%

Les prix des achats en grandes surfaces ont ainsi grimpé de 5,2%, ceux de l’alimentaire en général de 4,8% et l’hygiène beauté de 8%. « Tous les rayons sont désormais touchés, y compris ceux qui étaient jusque-là épargnés, comme les boissons, constate l'association. Contrairement au mois d’avril, ce sont cette fois les marques nationales qui ont le plus augmenté : leurs étiquettes affichent en moyenne +6 % sur un an (contre +4 % en avril par rapport à avril 2021), tandis que les marques de distributeurs sont à +4 % (contre +5 % en avril) ».

La hausse est moins marquée sur d’autres catégories de dépenses pour lesquelles Que Choisir effectue ses propres relevés de prix : +2% pour les équipements de la maison, +2% pour les forfaits Internet et de téléphonie, +3% pour les mutuelles de santé ainsi que pour les assurances habitation et les tarifs bancaires.

+7 à 10% de hausse des prix attendue d'ici la rentrée

L’inflation devrait encore fortement s’accentuer dans les rayons des supermarchés ces trois prochains mois. Alors que l’explosion des coûts pèse sur tous les maillons de la chaîne, « les distributeurs sont contraints de lâcher du lest lors des renégociations tarifaires en cours avec les fournisseurs après des années de déflation. Une partie des concessions se répercuteront inévitablement jusqu’au consommateur. Préparez-vous donc à des hausses de 7 à 10 % d’ici la rentrée de septembre », prévient Que Choisir, qui reprend les prévisions de Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution.

Commentaires (1)
  • Bellérophon
    Bellérophonposté le 23.05.2022 à 09:38

    Comment pourrait il en être autrement.
    Surtout avec des prix alimentaires bloqués par le gouvernement pour les empêcher de baisser pour satisfaire les agriculteurs.