Grandes écoles : le salaire n’est pas la principale motivation des étudiants

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D’après une étude Ipsos-BCG-CGE réalisée auprès d’élèves de grandes écoles, la rémunération n’arrive qu’en dixième position parmi seize critères de choix du futur métier

Reuters

Pour bien des parents, les grandes écoles sont souvent synonymes de débouchés prometteurs et de rémunérations futures confortables. Mais qu’en pensent les principaux intéressés ? Ipsos, le BCG et la Conférence des grandes écoles se sont penchés sur le sujet en interrogeant plus de 2.100 étudiants de grandes écoles. Or, les résultats se révèlent assez surprenants.

Gagner de l’argent n’est pas la priorité

Le critère de la rémunération n’est jugé primordial ou essentiel que par 46% des élèves des sondés. Un score bien inférieur à l’intérêt du poste (88%) ou au bien-être au travail (86%). Comme le souligne le compte-rendu de l’enquête, la rémunération n’arrive qu’en dixième position parmi les seize critères proposés par le questionnaire.

Ce relatif désintéressement vis-à-vis des considérations financières est d’ailleurs confirmé par un autre volet de l’étude. Interrogés sur ce qui pourrait à terme les rendre fiers dans leur parcours professionnels, les étudiants sont à peine plus de 50% (53% exactement) à citer le fait d’avoir gagné de l’argent.

Parmi les neuf réponses suggérées, il s’agit du plus mauvais score. Le fait d’avoir été mentionné dans les médias recueille par exemple 60% des suffrages, tandis que 94% des étudiants aimeraient monter qu’ils ont innové et 97% qu’ils ont été utiles.

Un attrait pour l’économie sociale et solidaire

Difficile en tout cas de ne pas rapprocher ces réponses de l’intérêt manifesté pour le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Un étudiant sur deux aimerait y travailler. La proportion monte même à deux sur trois dans les domaines de la communication, des sciences politiques et du journalisme.

Bien entendu, 73% des étudiants se disent que les rémunérations sont ici inférieures à celles proposées dans des entreprises classiques. Mais cela est loin d’être un frein pour la majorité des sondés. Un étudiant sur quatre serait même prêt à gagner 10% de moins qu’ailleurs pour travailler dans l’ESS. Soulignons enfin que deux étudiants sur trois souhaiteraient un encadrement des rémunérations dans les entreprises de l’ESS.

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