Dans la finance, un salarié sur deux est insatisfait de sa rémunération

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Une étude réalisée par Dogfinance montre que 35% de la population financière gagne moins de 30.000 euros bruts par an et 58% moins de 40.000 euros.

MaxPPP

Banque, assurance, conseil… Dans l’imagerie populaire, la finance est souvent synonyme de gros revenus. Pourtant, une étude menée par Dogfinance tend à modérer cette idée. Certes, les rémunérations du secteur sont globalement attrayantes. Mais elles sont loin d’apparaître hors normes, notamment au regard de la population sondée (62% de bac +4/5 au minimum et plus de 8 ans d’expérience dans 61% des cas).

La barre des 50.000 euros franchie par 25% des salariés

Parmi les 2.344 personnes interrogées (représentatives de la population financière), 35,5% ont un salaire annuel brut inférieur ou égal à 30.000 euros (voir tableau). La tranche supérieure, comprise entre 30.000 et 40.000 euros, regroupe quant à elle 22,2% des salariés de la finance.

Autrement dit, près de 6 salariés du secteur sur 10 touchent moins de 40.000 euros bruts par an (soit moins de 2.400 euros nets par mois sur 13 mois) et 75% de l’échantillon perçoit moins de 50.000 euros bruts par an.

Un complément variable

Il faut toutefois préciser que le secteur a souvent recours aux rémunérations variables. Ainsi, 78% des salariés du secteur ont une part variable en complément de leur fixe. Pour 7% du public interrogé, ce variable représente même plus du tiers de la rémunération annuelle. Mais dans la majorité des cas, le variable s’avère bien plus modeste. Pour un peu plus d’un salarié sur deux, il ne dépasse pas 10% du salaire annuel.

De nombreux insatisfaits

Qu’elle soit fixe ou variable, la rémunération est en tout cas une source d’insatisfaction pour de nombreux salariés de la finance. Dans 50% des cas, elle est jugée trop faible (contre 45% de satisfaits et 5% de très satisfaits).

Cette insatisfaction est encore plus forte lorsque la rémunération est comparée l’implication. 62% des salariés estiment être sous-payés par rapport aux efforts et sacrifices qu’ils font pour leur travail.

La tentation de l’étranger ?

Dans ces conditions, serait-il judicieux d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs ? 2 Sondés sur 3 environ jugent qu’une expatriation pourrait leur permettre d’améliorer leurs revenus d’au moins 20%. Ils ne sont d’ailleurs un peu plus de 41% à envisager un départ éventuel à l’étranger.

Les salaires dans la finance en 2017*
*Brut annuel fixe, étude Dogfinance sur 2.344 personnes représentatives de la population financière
Part de la population
Moins de 25 K€14,6%
De 25 K€ à 30 K€20,9%
De 30 K€ à 40 K€22,2%
De 40 K€ à 50 K€17,7%
De 50 K€ à 70 K€11,4%
De 70 K€ à 90 K€8,9%
De 90 K€ à 120 K€2,4%
Plus de 120 K€1,9%
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