Assurance : gare aux doublons et aux contrats inutiles... !

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L'UFC-Que Choisir appelle à la vigilance sur les " petits contrats "

Reuters

Assurer son téléphone, ses moyens de paiement, son baladeur ou le risque d'annulation de voyages... Difficile aujourd'hui d'échapper aux sollicitations de plus en plus nombreuses concernant les "petites assurances" ! L'UFC-Que Choisir vient d'ailleurs de tirer le signal d'alarme sur la question...

Un coût sous-estimé

Premier constat, les Français sous-estiment largement le poids financier de leurs assurances. Alors qu'ils pensent consacrer 1.277 euros par an aux assurances, le budget moyen est en réalité de 2.270 euros. Soit un surcoût de 78% !

Pour l'association, ce différentiel s'explique en grande partie par la non-prise en compte de ces petites assurances. L'étude évoque même une véritable épidémie au vu du démarchage acharné dont ces produits font l'objet, avec de surcroît une information souvent peu lisible. Un phénomène d'autant plus gênant d'après le rapport que l'information que ces contrats se révèlent parfois totalement inutiles, soit parce que les risques sont déjà couverts par la loi, soit parce que ces contrats font doublons avec d'autres assurances.

Le cas de l'assurance des moyens de paiement

L'assurance des moyens de paiement, distribuée par les banques et qui équipe 55% des consommateurs, est prise en exemple par l'association. Outre une incohérence entre tarifs et délinquance, l'UFC-Que Choisir pointe son inutilité dans la plupart des cas. De fait, selon la législation en vigueur depuis 2009, le consommateur ne supporte le coût de la fraude qu'en cas d'agissement frauduleux de sa part ou en cas de négligence grave prouvée par la banque. Dans le cas contraire, même sans assurance, il doit être remboursé intégralement ou supporte au pire une perte maximale de 150 euros.

Les assurances des moyens de paiement ne sont donc plus des garanties sans limite, mais de simples rachats d'éventuelles franchises de 150 euros, souligne l'étude. Beaucoup de banques ont ajouté de nouvelles garanties (clés, papiers...) pour rendre les contrats plus séduisants. Toutefois, pour l'association, les montants sont limités.

Quatre propositions pour aider le consommateur

L'assurance fuite d'eau constitue un autre cas d'école pour l'UFC Que Choisir qui explique qu'en dépit de démarchages massifs, elles ne sont utiles qu'aux propriétaires de maison avec compteur d'eau à l'extérieur. De surcroît, le périmètre de la garantie a été réduit par l'adoption d'une nouvelle législation en 2011. Selon l'association, l'intérêt de ces contrats réside surtout dans les bénéfices qu'ils offrent aux assureurs avec une marge estimée à 28% pour l'un d'eux.

En conclusion, l'UFC-Que Choisir estime que des mesures doivent être prises. Quatre propositions sont ainsi formulées : mentionner explicitement les exclusions de garantie dans les communications, obliger le vendeur à mentionner son niveau de commissionnement, mettre en place un droit de rétractation quelle que soit l'assurance accessoire et permettre la résiliation à tout moment pour les contrats de plus d'un an.

Il est d'ailleurs à noter que la résiliation infra-annuelle des contrats et la protection contre la multi-assurance constituent un volet du projet de loi consommation présenté par le gouvernement.

Commentaires (1)
  • Utilisateur1346106
    Utilisateur1346106posté le 24.06.2013 à 14:43

    Je pence que l êtas mettra tous en evre pour palier a c est souci.