Après la prime Macron, place à la prime Covid

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Les entreprises qui le souhaitent pourront verser jusqu'à 1.000€ de prime défiscalisées à leurs employés. Celle-ci est portée à 2.000€ pour une quinzaine de branches professionnelles.

Reuters

Sur le modèle de la prime Macron, coup de pouce financier mis en place en 2019 et 2020 après le mouvement des Gilets Jaunes, les entreprises qui le souhaitent pourront verser cette année à leurs salariés une prime exonérée de cotisations sociales et défiscalisée d’un montant de 1.000€ maximum, a annoncé lundi 15 mars l’exécutif aux partenaires sociaux.

Cette annonce est une surprise : il y a quelques jours, Matignon avait fait savoir qu’un dispositif de soutien financier serait mis en place au profit de branches particulièrement touchées par la crise sanitaire, mais sans mentionner que le dispositif serait élargi à l’ensemble des entreprises françaises.

Au grand dam du Medef, dont le président Geoffroy Roux de Bézieux, a prévenu sur Franceinfo que sa mise en place sera « difficile », « alors que la plupart des entreprises – il y a des exceptions – seront dans une situation difficile ». En attendant, comme la prime Macron, la prime Covid sera laissée à l’entière appréciation des employeurs, qui n’ont aucune obligation de la verser.

Bonification pour les "salariés de la deuxième ligne"

A noter que le montant maximum de la prime Covid est porté à 2.000€ pour les branches qui concluront un accord d’intéressement d’ici à la fin de l’année et celles des "salariés de la deuxième ligne", ces employés qui ont été particulièrement touchés par la première vague du coronavirus en raison de leur présence sur site : commerce de détail, bâtiment, propreté, transport routier… quinze branches font actuellement l’objet d’une concertation avec le ministère du Travail qui planche sur le niveau de rémunération et la formation de ces salariés, particulièrement malmenés pendant la crise du coronavirus et dont les salaires sont particulièrement bas.

En 2019, la prime Macron avait bénéficié à 4,8 millions de salariés – pour un montant moyen de 400€ - et l’année suivante à 5 millions de travailleurs – pour un montant moyen de 458€.

Jeunes et alternants : des aides à l'embauche prolongées

Le gouvernement a aussi annoncé le prolongement des aides exceptionnelles à l’embauche des jeunes et des alternants : la prime à l’embauche de 4.000€ pour le recrutement d’un jeune en CDD de trois mois ou en CDI court jusqu’à la fin mai, sous de nouvelles conditions toutefois : à partir d’avril, seront désormais concernés les jeunes rémunérés en dessous de 1,6 smic – et non sous 2 smic comme c’est le cas actuellement. Les primes de 5.000€ et 8.000€ pour le recrutement d’un apprenti sont reconduites jusqu’à la fin de l’année sans changement de conditions, moyennant une rallonge budgétaire pour l’Etat de 2,4 Md€.

APL : un nouvel abattement pour les contrats de professionnalisation ?

Enfin, les alternants en contrat de professionnalisation devraient pour leur part bénéficier d’un abattement sur leur revenu afin de limiter la baisse de leur APL, fait savoir Capital. Conséquence de la réforme des aides au logement en « temps réel » (qui ne se basent plus sur les revenus à N-2 mais sont actualisées trimestriellement) ces travailleurs, qui ne sont plus étudiants, ont vu leurs APL particulièrement baisser, notamment parce qu’ils échappent au "forfait étudiant", un plancher de revenu en dessous duquel les revenus n’entrent pas dans le calcul de ces aides.

Le ministère du Logement devrait bientôt rectifier le tir : les alternants devraient bénéficier eux-aussi d’un abattement spécifique correspondant au montant du Smic, et ce dès le mois de septembre.

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