Prélèvement à la source : quid de vos avantages fiscaux ?

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Abattements et autres crédits d’impôt seront pérennisés en 2019. Leur mode d’imputation dépendra de leur nature. Explications.

Reuters

Le prélèvement à la source ne va pas remettre en cause les avantages fiscaux dont bénéficient certains foyers. En revanche, la manière dont ils sont pris en compte va évoluer.

Abattement de 10%

L’abattement pour frais professionnels ne disparaîtra pas. Ce rabais forfaitaire de 10% sur l’assiette d’imposition sera directement prix en compte dans le calcul du taux de prélèvement.

Par exemple, un célibataire déclarant 40.000 euros est en réalité imposé sur 36.000 euros après abattement de 10% et doit payer 5.093 euros d’impôt. Rapporté à son revenu imposé (36.000 euros) son taux moyen d’imposition est de 14,15%, mais ce taux tombe à 12,7% si on prend comme référence le revenu déclaré. C’est ce dernier taux de 12,7% qui sera retenu afin d’intégrer l’abattement de 10%.

Abattements spéciaux

Certains contribuables bénéficient d’abattements complémentaires, soit du fait de leur situation (versement d’une pension alimentaire), soit du fait de leur profession (assistants maternels, journalistes…).

Là encore, les abattements seront pris en compte dans le calcul du taux. Pour ce faire, il est important de renseigner les abattements dont bénéficie le foyer. Les déclarations comportent désormais des cases spécifiques (1GA et/ou 1HA) situées juste en dessous des cases réservées aux revenus.

Réductions et crédits d’impôt

Les avantages reversés sous forme de réductions ou de crédits d’impôt seront également conservés. Le principe sera celui d’un remboursement en une fois en août ou septembre de l’année suivante. Par exemple si vous effectuez un don à une association en 2018, la réduction d’impôt associée (66% ou 75%) vous sera remboursée à la fin de l’été 2019.

Un dispositif à part est aussi prévu pour les gardes d’enfants et les services à domicile. Afin de ne pas peser sur la trésorerie des employeurs, du fait des sommes en jeu, un acompte sera versé dès le premier trimestre. Il correspondra à 30% du crédit d’impôt obtenu l’année précédente. Le solde sera payé à la fin de l’été.

Prenons le cas d’un couple qui a recours à un employé à domicile avec habituellement 1.000 euros de crédit d’impôt (somme calculée au titre de 2017).

Au premier trimestre 2019, ce couple obtiendra 300 euros d’acompte. Ce montant correspondra à 30% du crédit d’impôt de 2017 (car la dépense réelle de 2018 ne sera pas encore connue du fisc). A la fin de l’été 2019, le complément sera versé sur la base du crédit réellement obtenu pour 2018. Si ce couple a réduit ses dépenses et n’a obtenu pour 2018 « que » 900 euros de crédit d’impôt, le versement complémentaire sera de 600 euros.

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