Dossier Bien déclarer ses revenus en 2019

Déclaration de revenus : pensez à la préparer à l’avance !

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Regrouper les pièces nécessaires et procéder à des calculs préliminaires peut permettre d’éviter des erreurs et d’opter pour les meilleures solutions.

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La campagne de déclaration 2019 ne débutera qu’autour du 10 avril. Mais, même si vous pensez avoir du temps devant vous, il faut savoir qu’un peu de préparation en amont n’est jamais inutile.

Regrouper toutes les informations pour ne pas faire d’erreur

Cette année, la situation est un peu particulière. Du fait de l’année blanche, les revenus récurrents de 2018 seront exonérés d’impôt. Pour beaucoup, le processus de déclaration risque donc d’être assimilé à une simple formalité ne nécessitant pas d’attention spécifique.

Pour autant, il conviendra d’être tout aussi vigilant que par le passé. Rappelons en effet qu’une erreur peut toujours se loger dans les données télétransmises au fisc. Vérifier la déclaration préremplie est donc impératif. Et pour cela, mieux vaut regrouper en amont tous les documents nécessaires car le contribuable est le seul responsable des sommes qu’il déclare (avec une marge d’erreur autorisée de 5%).

La déclaration effectuée cette année (sur les revenus de 2018) aura par ailleurs une véritable utilité puisque c’est elle qui conditionnera les taux de prélèvement et les acomptes applicables à partir de septembre. Afin de ne pas subir un taux déconnecté de la réalité, il sera donc important cette année encore de bien déclarer ses abattements ou encore de vérifier s’il peut être intéressant de passer aux frais réels.

Le cas des revenus exceptionnels

2018 restera aussi une année à part concernant les revenus exceptionnels. Comme nous l’avons déjà souligné, ces derniers seront imposés mais l’imposition se fera au taux moyen du foyer (et non au taux marginal comme lors d’une année ordinaire).

Cela signifie qu’il pourra être intéressant de choisir le barème plutôt que le prélèvement forfaitaire unique (PFU) lorsque cela est possible, par exemple pour des revenus du patrimoine. Or, ce choix devra être signifié lors de la déclaration.

Imaginons un contribuable ayant un taux moyen de 10%. Si ce contribuable a reçu des intérêts ou des dividendes en 2018, il aura tout intérêt à opter pour le barème plutôt que de rester au PFU à 12,8%.

Compte tenu des nombreux paramètres à prendre en compte, il sera donc judicieux de faire quelques simulations en amont de la déclaration, par exemple en utilisant le simulateur mis à disposition par Bercy.

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