Investissement : le Malraux ne concerne que 2.750 contribuables

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L'avantage fiscal cumulé s'élève à 25 millions d'euros

Reuters

Les experts sont unanimes : le dispositif Malraux ne s'adresse qu'aux contribuables ayant une " certaine surface financière ". Ce mécanisme fiscal pour l'investissement immobilier en zones classées nécessite en effet d'engager des sommes importantes sans retour immédiat.

Les données de Bercy viennent en tout cas de confirmer le caractère " élitiste " du Malraux. En réponse à une question écrite de député, le ministère du Budget a indiqué le 12 mars que 2.750 foyers fiscaux seulement avaient bénéficié de cette réduction d'impôt au titre des revenus de 2011.

Le montant total de l'avantage fiscal s'est élevé à 25 millions d'euros, soit 9.000 euros de montant moyen. Mais l'essentiel des réductions concerne une part encore plus réduite de contribuables. Les 1.000 principaux bénéficiaires ont obtenu un allègement d'impôt de 19.200 euros en moyenne. En d'autres termes, un gros tiers des bénéficiaires a regroupé 77% des sommes en jeu.

Bercy ajoute même que 13,5% des réductions accordées ont été destinées à 100 foyers (34.400 euros en moyenne) tandis que les 11 principaux bénéficiaires ont obtenu un avantage fiscal moyen de 39.900 euros.

Pour mémoire, le Malraux permet d'obtenir jusqu'à 30% d'allègements annuels sur son investissement avec une réduction plafonnée à 30.000 euros par an et par projet. Mais le principal avantage du Malraux est ailleurs. Il est surtout le seul mécanisme à échapper totalement au plafonnement des niches fiscales en 2013.

Commentaires (1)
  • nicooo
    nicoooposté le 13.03.2013 à 19:11

    Bon exemple d'une offre taillée sur mesure pour que quelques privilégiés non seulement s'exonèrent d'une part de leur impôt et s'enrichissent encore plus avec la bénédiction de l'état.

    Par contre, c'est la classe dite "moyenne" qui finance l'enrichissement des plus riches (en payant des impôts à leur place). Et grâce à ce style d'astuces (pour ne pas dire magouilles légales), le taux d'imposition moyen des riches devient bien souvent nettement inférieur aux pauvres riches (classe moyenne).