Successions, prêts immobiliers, allocations… Valérie Pécresse déroule son programme en faveur des familles

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Baisse des impôts sur les transmissions, généralisation du PTZ, revalorisation des pensions alimentaires et de réversion… dans un entretien au Figaro, la candidate LR à la présidentielle déroule le tapis rouge devant les familles.

Reuters

Dans une interview accordée au Figaro, la candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse monte au créneau sur les droits de succession et le "pouvoir d’achat" des familles.

La thématique de la fiscalité des transmissions, remise au centre du débat électoral par Emmanuel Macron au début du mois, s’est imposée en deux semaines comme l’un des dossiers « incontournables » des candidats à la prochaine mandature de l’Elysée.

La principale rivale du président sortant, qui perd un peu de souffle dans les derniers sondages, avait déjà exprimé son intention d’alléger les impôts sur les transmissions sans toutefois préciser les contours de son projet fiscal.

Son entretien paru ce matin fait d’une pierre deux coups : Valérie Pécresse inscrit son projet de baisser les droits de succession dans le cadre d’une nouvelle « politique familiale digne de ce nom », concentrée sur le pouvoir d’achat et l’accès à la propriété.

Transmissions : défiscaliser davantage les donations en lien indirect

Sur le volet transmissions, elle s’engage à alléger fortement les droits de succession, en défendant deux mesures-phares : la première consiste à assouplir l’abattement de 100.000€ sur les droits de donations, qui s’applique aujourd’hui tous les 15 ans entre parents et enfants, en l’autorisant tous les six ans, et en l’élargissant aux libéralités entre grands-parents et petits-enfants, ces dernières disposant d’un abattement moins généreux, de 31.865€.

Elle propose d’appliquer, dans les mêmes conditions temporelles, une donation défiscalisée de 50.000€ aux neveux, nièces « ou encore fratries » alors que la fiscalité des transmissions entre personnes de liens familiaux indirects ne prévoit actuellement que peu d’allègements et impose un taux de prélèvement beaucoup plus lourd (7.967€ d’abattement pour les neveux et nièces puis 55% d’impôt, 15.932€ entre frères et sœurs puis 35% et 45% au-delà).

Un niveau de taxation que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait d’ailleurs qualifié il y a 15 jours « d’extraordinairement élevé » et « très pénalisant », ouvrant la voie à une réforme de ces droits si Emmanuel Macron est réélu.

Droits de succession : doubler les abattements

Seconde annonce de la candidate LR : supprimer les droits de succession pour 95% des Français en permettant « à chaque enfant d’hériter de 200.000€ de manière défiscalisée, soit le double d’aujourd’hui ! Je veux aller encore plus loin. Cet abattement sera de 100.000€ pour une transmission en ligne indirecte, dans le cas, par exemple, où une personne hériterait de son oncle ou de sa sœur », s’engage la candidate LR, qui souhaite également « sanctuariser » le pacte Dutreil en matière de transmission d’entreprise pour « pérenniser les entreprises familiales », et promet de ne pas toucher au régime de l’assurance vie.

Au-delà des droits de transmission, Valérie Pécresse déroule un ensemble de promesses de réformes patrimoniales, allant de la généralisation du prêt à taux zéro (PTZ) pour un premier achat immobilier à la revalorisation de la pension de réversion.

La candidate, qui se pose en militante d’une « France de propriétaires » face à « la politique d’Emmanuel Macron, qui considère l’immobilier comme une rente », souhaite étendre l’application du PTZ à tous les primo-accédants sur tout le territoire français « et pas seulement dans les zones tendues ».

Revalorisation des allocations et pensions

Elle propose également de « rétablir l’universalité des allocations familiales », d’instaurer une allocation de 900€ par an dès le premier enfant et de l’augmenter de 15% pour le 2e et le 3e enfant.

En matière de pension de réversion, Valérie Pécresse souhaite que les enfants handicapés bénéficient toute leur vie de la pension du dernier parent survivant, de revaloriser celles de veuves de 54 à 75%, et de défiscaliser les pensions alimentaires des mères seules. Par ailleurs, le crédit d’impôt qui s’applique aux emplois à domicile bénéficierait d’un plafond relevé de 6.000 à 10.000€ par an, avec 2.500€ en plus pour les personnes dépendantes et 1.500€ en plus par enfant.

Hausse des salaires : +3% en juillet

Enfin, la candidate revient sur sa promesse de revalorisation des salaires de 10% pour les Français gagnant moins de 30.000€ par an : cette mesure commencerait par une première hausse de 3% des salaires en juillet 2022, pour atteindre l’objectif des 10% d’augmentation hors inflation à la fin du quinquennat, mais laquelle passerait par une conversion des RTT en salaires. Elle s’engage aussi à défiscaliser « totalement et sans plafond » les heures supplémentaires, et à libérer complètement le cumul emploi-retraites.

Interrogée sur le financement de toutes ces promesses, non chiffrées, Valérie Pécresse évoque un ensemble de réformes qui seraient source d’économies : celles des retraites, de l’assurance-chômage et de la décentralisation.

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