La charge fiscale augmente plus vite en France que dans le reste de l’OCDE

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De 2009 à 2012, le poids de la fiscalité s’est accru de 2,8 points. Au sein de l’OCDE, seuls 4 pays ont vu la charge de l’impôt progresser à un rythme plus soutenu

Reuters

Les recettes fiscales continuent à augmenter au sein de l’OCDE. Tel est le constat d’une étude publiée aujourd’hui par l’Organisation de coopération et de développement économiques. En 2012, elles ont atteint en moyenne 34,6% du PIB selon les données agrégées des 30 pays pour lesquels des statistiques sont disponibles, soit une progression de 0,5 point sur un an. Seuls 9 de ces 30 pays ont vu leurs recettes fiscales baisser l’an passé (Israël, Royaume-Uni, Turquie...).

A plus long terme, ce rapport montre aussi et surtout que la charge de l’impôt n’a cessé de progresser depuis le creux touché en 2009. Sans toutefois revenir au pic de 2007 (35%), les recettes fiscales ont ainsi en moyenne progressé de 1 point entre 2009 et 2012, avec des écarts spectaculaires.

De 42,5% à 45,3% en 3 ans en France

La France fait par exemple partie des pays où la pression s’est le plus accentuée. A 45,3%, son taux de prélèvements a enflé de 2,8 points en 3 ans et dépasse les niveaux atteints en 2007 (43,7%) ou en 2000 (44,4%).

Le pays devrait de surcroît rester dans le haut du tableau car après les 46% prévus par Bercy pour cette année et les 46,1% attendus en 2014, le gouvernement a promis une détente... pour 2017 seulement.

En tout cas, au sein des 30 pays sous revue, seuls le Danemark (48%) et la Belgique (45,3%) affichent des taux aussi élevés ou supérieurs. Concernant enfin l’accroissement de la pression fiscale entre 2009 et 2012, la France n’est devancée que par un groupe de 4 pays. On y trouve notamment la Grèce et l’Islande (+3,3 points), dont les finances publiques ont été parmi les plus durement touchées par la crise en Europe.

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