Impôts : Emmanuel Macron compte-t-il modifier le barème ?

Nouveautés Actu 0

Au vu de ses déclarations sur la nécessité d’accroître la contribution des plus fortunés, une révision des plus hautes tranches n’est pas à exclure…

Reuters

« J’ai besoin que (…) nos concitoyens les plus fortunés aident la Nation à réussir ». Cette petite phrase d’Emmanuel Macron n’est pas forcément celle qui a le plus retenu l’attention lundi soir. Elle est pourtant loin d’être anecdotique puisqu’elle signifie que l’Etat compte faire appel aux plus aisés.

Le président de la République a souligné sa volonté de lutter contre l’évasion fiscale. Mais le gouvernement ne va-t-il pas dans le même temps chercher à accroître l’imposition des ménages les plus aisés ? Outre l’effet sur les recettes fiscales, cela constituerait en effet un signal fort sur le plan politique.

Quels leviers ?

D’une façon générale, on peut distinguer trois grands types d’impôts : l’impôt sur les revenus (revenus du travail, revenus du capital…), l’impôt sur le patrimoine (ISF, IFI, taxe foncière…) et l’impôt sur la consommation (TVA notamment).

Agir sur la consommation serait complexe. Il serait en effet difficile (voire impossible) de moduler les taux de taxation en fonction de l’aisance du consommateur.

Taxer davantage la possession de patrimoine ne semble pas non plus l’axe privilégié par le président de la République qui a dit ne pas être favorable à un retour de l’ISF.

Le seul levier disponible reste donc la piste de l’imposition des revenus.

Barème ou contribution ?

Modifier le barème apparaît en effet comme la solution la plus simple à mettre en place lorsqu’il s’agit de cibler les ménages aisés ou très aisés.

Pour mémoire, en 2019, les revenus seront taxés à 30% au-dessus de 27.520 euros, à 41% au-dessus de 79.780 euros et à 45% au-delà de 156.244 euros (pour une part fiscale).

Le gouvernement envisage-t-il de moduler les seuils ou les taux ? Pourrait-il ajouter des tranches intermédiaires ? Pour l’heure, aucun de ces pistes n’est à exclure. Rappelons par exemple que par le passé les taux les plus élevés ont dépassé les 50% (avec il est vrai des abattements différents).

L’exécutif pourrait aussi choisir de s’intéresser à la contribution sur les hauts revenus (CEHR) qui est actuellement de 3% entre 250.000 et 500.000 euros puis de 4% au-delà de 500.000 euros (pour un célibataire).

Un risque de concentration accrue ?

Bien entendu, une taxation accrue des ménages aux plus hauts revenus serait vue par beaucoup comme une mesure de justice sociale. Mais ses opposants ne manqueraient pas de dénoncer une concentration encore plus flagrante de la charge de l’impôt puisqu’à l’heure actuelle 70% de l’impôt est supporté par 10% de la population.

Commentaires (9)
  • APYD5456
    APYD5456posté le 13.12.2018 à 13:07

    je me souviens du temps de Raymond Barre qui avait dit on arrivera bientôt à voir le bout du tunnel (quelques efforts et on va y arriver)... Le tunnel est exceptionnellement long car on ne voit pas encore la lumière...

  • APYD5456
    APYD5456posté le 13.12.2018 à 12:32

    Les revenus supérieurs à 100 000 euros mensuels devraient être interdits. Sinon il faut une AG et lors de cette AG on impose l'entreprise à 75% du montant. Ca inciterait les administrateurs à rendre des compte envers leurs actionnaires

  • Elodiemu
    Elodiemuposté le 24.12.2018 à 12:20

    être bourré à 12h32 le jour du reveillon, c'est quand meme grave, non ?

  • cg2046
    cg2046posté le 01.01.2019 à 15:35

    12:32 mais le 13.12.2018, on se demande qui est bourré. en même temps si vous commencez le réveillon le 13 décembre ...

  • Latuiliere20001
    Latuiliere20001posté le 11.12.2018 à 21:24

    Il faut imposer à tous français, quelque soit son lieu de résidence, l'obligation de faire une déclaration de revenus en France. Après calcul on pourra déduire les sommes versées au titre des revenus à l’État de résidence. Si nécessaire inscrire cet obligation dans la constitution.

  • Elodiemu
    Elodiemuposté le 24.12.2018 à 12:21

    meme remarque que pour l'autre olibrius avant...
    Arrêtez de boire la matin !

  • cg2046
    cg2046posté le 01.01.2019 à 15:39

    "Arrêtez de boire la matin !" le matin du 11 décembre à 21:24 ? lol

  • Guyfrancke
    Guyfranckeposté le 11.12.2018 à 15:37

    Tant que le Chef de l'ETAT ne gérera pas les finances publiques les contribuables seront ponctionnés. Les dépenses publiques augmentent beaucoup plus que la croissance économique et l'inflation. Plus de 35 ans que cela dure. Dur dur.

  • toimes
    toimesposté le 11.12.2018 à 18:00

    la réponse est forcement la!(suppression des 600 hauts fonctionnaires a + de 300000euros/an qui nous inventent des usines a gaz=simplification des processus=gain en fonctionnement.........en fait ce que font toutes les sociétés privés.ii

Impôts
Analyse0

Démembrement : les limites du barème fiscal

L’évaluation d’un usufruit dépend de deux critères principaux : l’espérance de vie de l’usufruitier et le rendement de l’actif. Or sur ces deux points, le barème fiscal retient des moyennes discutables.

Lire la suite