Un marché immobilier toujours très tendu en Bretagne

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En particulier sur le littoral où la demande de maisons anciennes dépasse très largement l’offre...

Espaces Atypiques

Le Conseil régional des notaires de Bretagne (Côtes-d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique et Morbihan) constate toujours un marché immobilier « très tendu », en particulier sur le littoral où la demande de maisons anciennes dépasse très largement l’offre. Le marché immobilier breton avait connu une véritable surchauffe dans certaines localités avec la crise sanitaire de 2020 mais l’année 2021 a encore enregistré des volumes de transactions très importants. Les transactions de logements anciens ont augmenté l’an dernier de 13,5% dans la région avec des prix qui ont poursuivi leur ascension.

« Sur le littoral breton, la hausse des prix est particulièrement vertigineuse sur le marché des maisons anciennes avec des hausses avoisinant les +20% dans le Finistère et le Morbihan », souligne Olivier Arens, Président du Conseil régional des notaires de la Cour d’appel de Rennes.

Rareté des biens dans la banlieue rennaise

Dans le détail, sur un an glissant, les notaires bretons observent à fin janvier 2022 une hausse des prix médians au m² pour les appartements anciens de +8% en Loire-Atlantique (3.640 €), +13% dans le Morbihan (2.880 €), +17% dans les Côtes-d’Armor (1.890 €), +11% en Ille-et-Vilaine (3.230 €) et +17% dans le Finistère (1.840 €). Avec des bassins d’emplois importants, Nantes, Vannes et Rennes sont les trois grandes villes où les prix dépassent les 3.500 € du m² alors que Brest ou Quimper restent encore sous les 2.000 €.

Pour les maisons anciennes, il faut compter un budget médian de 157.000 € dans les Côtes-d’Armor (+8%), 180.000 € dans le Finistère (+13%), 220.000 € dans le Morbihan (+11%), 223.000 € en Ille-et-Vilaine (+11%) et environ 270.000 € en Loire-Atlantique (+10%). La maison ancienne reste le cœur du marché breton et le jardin est toujours un critère de recherche déterminant. Les prix les plus élevés sont observés à Rennes où la médiane culmine à 500.000 € (+19% sur un an) avec une rareté des biens dans la banlieue rennaise.

Le littoral reste très prisé

Sur le littoral, la hausse de prix peut paraître impressionnante même si certaines villes comme La Baule (570.000 € pour une maison) ou La Trinité-sur-Mer (plus de 600.000 €) ne font que rattraper les niveaux de 2008. « Le Covid a été un accélérateur de la reprise », résument en effet les notaires. Dans les Côtes-d’Armor, le prix des maisons a par exemple augmenté en moyenne de 100.000 € en 5 ans pour se situer aujourd’hui à près de 300.000 € à Trébeurden ou Perros-Guirec. Globalement, le prix des maisons anciennes sur le littoral breton a augmenté de 15 à 20% entre janvier 2021 et janvier 2022.

« On peut encore trouver des maisons en Bretagne entre 15 et 20 km dans les terres pour des budgets compris entre 150.000 et 200.000 € », souligne cependant Me Vincent Lemée, notaire à Rennes. Pour la suite, les notaires bretons ne voient pas les prix baisser dans l’immédiat tant que le marché restera si fluide mais ils s’attendent à un tassement des volumes de transaction, notamment avec la remontée des taux d’emprunt qui pénalise les primo-accédants et contrarie les investisseurs.

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