Sur 20 ans, l’immobilier s’impose toujours comme la classe d’actifs la plus performante

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Si la crise sanitaire a coûté cher à certains types d'actifs - en particulier les foncières cotées - la pierre continue de s'imposer comme l'un des placements les plus rémunérateurs sur le long terme.

Reuters

La pierre confirme son statut de super placement de long terme, selon la dernière enquête annuelle de l’Institut de l’épargne immobilière et foncière sur les performances comparées des différents actifs.

Malgré le "raté" du Covid, pour certaines valeurs du secteur en 2020, l’immobilier continue de tenir la dragée haute du classement des placements les plus rémunérateurs sur une période de 20 ans (hors cryptos).

2020, année noire pour les foncières cotées

L’année dernière aura été une période plus que mitigée qui aura surtout bénéficié aux marchés actions : la crise sanitaire a coûté cher aux foncières cotées (-10,7% pour l’indice européen EPRA, -22,8% pour celui du marché français, l’IEIF SIIC), ainsi qu’aux actifs de commerces la logistique et le secteur résidentiel se sont montrés beaucoup plus résilients.

Des différences de performance entre les différentes catégories de placements immobiliers qui s’observent d’ailleurs à plus long terme. Sur la période 2015-2020, la logistique et les bureaux se placent en tête des investissements les plus rémunérateurs (+17,2% et 9,5%) devant l’or (8,1%), les logements parisiens (+7,4%) et les actions (+7,1%), alors que les foncières reculent de 3,8%, et les commerces français ne gagnent que 4,3%, proches des SCPI, qui enregistrent un TRI de 5%.

Les commerces en tête sur 20 ans, les actions dominent à plus long terme

Sur 20 ans (2000-2020), la performance de l’immobilier continue de s’imposer par rapport à la plupart des autres catégories d’actifs : le TRI des commerces français domine le classement avec 18,2% de performance, devant les bureaux français (11,6%), les foncières (11,4%), les logements (10,6%), la logistique (10,5%), les logements parisiens (10,1%) et les SCPI (9%).

L’or se place derrière avec 8,2%, devant les OPCI (7,8%), les obligations et l’assurance vie (3,4%) ainsi que les actions (3,2%), qui décrochent en raison de la crise de 2008.

Mais sur une période plus longue en revanche - de 30 et 40 ans - celles-ci reviennent en force et prennent la tête du classement. Entre 1990 et 2000, leur TRI atteint 9% de performance, à égalité avec le logement, et devant les foncières à 8,3%.

Changements de modèles

Par ailleurs, l'ère "post-pandémie" devrait sans doute modifier les modèles d'évolution des différentes classes d'actifs immobiliers, prévient l'IEIF : «Les résultats de l’édition 2021 confirment une dichotomie de plus en plus forte entre [celles] dont les performances sont les plus robustes à l’image de l’Industriel (en particulier la Logistique) et du Logement (faible volatilité) et celles dont le modèle a été fragilisé par la crise sanitaire et ses conséquences économiques : sont questionnés en effet le modèle des commerces en général et des centres commerciaux en particulier (ce dernier sujet posé avant la pandémie) et, dans une moindre mesure, celui des Bureaux impacté par les évolutions des modes de travail, d’organisation et des attentes des utilisateurs », souligne Stéphanie Galiègue, directrice générale adjointe de l’IEIF.

De potentiels changements de modèle qui ne seront pas donc sans conséquence sur les performances de ces actifs à moyen terme : dans la pierre en particulier, les performances à venir de ces 20 prochaines années pourraient être fortement décorrélées de celles enregistrées ces 20 dernières.

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