SCPI : une performance moyenne de 5,08% en 2014

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Le bilan Aspim-IEIF fait état d’une collecte nette de 2,93 milliards d’euros l’an passé, soit 16,6% de plus qu’en 2013

Boursier.com

Le succès des SCPI ne se dément pas. 2014 s’est en effet inscrite dans la lignée des dernières années pour les sociétés civiles de placement immobilier. D’après le bilan annuel Aspim-IEIF, la collecte brute a atteint 3,48 milliards d’euros (+15% en un an).

Bien entendu, une partie des fonds récoltés sont allés alimenter le marché secondaire (revente de parts par d’autres détenteurs), pour un montant de 543 millions d’euros. Il n’empêche que même en déduisant cette tranche, la collecte nette s’est élevée à 2,93 milliards d’euros (+16,6%).

93% de la collecte pour l’immobilier d’entreprise

Sans surprise, cet argent frais a été avant tout dirigé vers l’immobilier d’entreprise (bureaux, commerces...). Cette catégorie a capté 93% de la collecte nette. Le résidentiel (Duflot, défiscalisation...) a de son côté dû se contenter d’un peu plus de 6% des fonds investis.

Après avoir passé la barre des 30 milliards d’euros de capitalisation au cours de l’année 2014, les SCPI ont cette fois placé la barre encore plus haut. Désormais, elles cumulent 32,87 milliards d’euros d’encours (dont 89% sur l’immobilier d’entreprise)

Une mutualisation du risque qui séduit

Pourquoi un tel succès ? Si beaucoup pointent les frais élevés qu’elles font supporter au souscripteur, les SCPI ont en revanche l’avantage de mutualiser le risque avec un ticket d’entrée modeste.

Acheter un bien immobilier en direct suppose en effet d’investir un montant important et avec un seul bien en portefeuille, le propriétaire risque une perte totale si son locataire fait défaut. Grâce aux souscriptions reçues, la SCPI achète quant à elle plusieurs biens. Elle permet donc à l’investisseur de devenir (en partie) propriétaire de plusieurs biens (souvent des bureaux et des commerces), ce qui lisse le risque attaché aux locataires.

Plus de 5% dans toutes les catégories

Dans une période de taux bas, les performances constituent également un argument. Même s’il s’est tassé ces dernières années (de 5,48% en 2010 à 5,15% en 2013), le taux de distribution des SCPI est resté une nouvelle fois au-dessus de 5% l’an passé : de 5,05% en bureaux à 5,39% en spécialisé avec une moyenne de 5,08%. De quoi convaincre plus d’un investisseur.

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