Pollution de l’air : le gouvernement s’attaque au chauffage bois

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Le ministère de la Transition écologique vient de publier son plan d’action pour réduire de 50% d’ici à 2030 les émissions de polluants issues du chauffage au bois domestique.

Reuters

Source de pollution atmosphérique très importante, le chauffage au bois domestique est le premier émetteur de particules fines en France. Et ces dernières sont responsables de 40.000 décès par an.

Le parc de logements français compte actuellement quelque 6,5 millions d'installations de chauffage au bois, dont 48%, soit près de la moitié, émettent les deux tiers des émissions, soit parce que ces équipements sont trop anciens, soit parce que ce sont des foyers ouverts (tels que les cheminées).

"Rendre le chauffage bois plus performant"

« Puisque le chauffage au bois présente un intérêt écologique (il s’agit d’un mode de chauffage neutre en carbone), l’objectif du plan présenté n’est pas d’abandonner ce mode de chauffage mais de le rendre plus performant, indique le ministère de la Transition écologique. [...] Si les buches de bois ou les granulés de bois sont une source d’énergie renouvelable et neutre en carbone qu’il faut encourager, dans de mauvaises conditions, leur combustion peut également constituer une part significative de la pollution aux particules fines ».

Car outre le type de combustible utilisé, sa qualité, ainsi que les pratiques d’utilisation et l’entretien ont un impact très important sur les émissions de particules fines de ces appareils.

C'est pourquoi le plan d'action du gouvernement ambitionne à la fois d'accélérer le remplacement des équipements anciens, de renforcer les critères de qualité des produits commercialisés et de sensibiliser les Français sur les bonnes pratiques du chauffage bois.

600.000 appareils à remplacer d'ici à 2025

La feuille de route du gouvernement prévoit ainsi une campagne annuelle de communication juste avant la période de chauffe pour sensibiliser le grand public à l’impact du chauffage bois sur la qualité de l’air.

Le renforcement et la simplification des aides MaPrimeRénov’ et des fonds "air-bois" sont aussi au programme alors que l’exécutif se fixe pour objectif de remplacer 600.000 appareils d’ici à 2025.

Et pour encourager ces remplacements, le nouveau diagnostic de performance énergétique, obligatoire pour tous les biens immobiliers mis en vente ou proposés à la location, devra par ailleurs mentionner la vétusté des installations.

Nouveau label

Les exigences seront aussi accrues en matière de commercialisation d'équipements neufs : le label d'Etat "flamme verte", dédié au chauffage au bois, devrait évoluer et définir des niveaux de performance plus protecteurs pour la qualité de l’air.

Afin de promouvoir des combustibles de qualité, un nouveau label sera créé. Il attestera du faible taux d’humidité et de l'origine des combustibles. Le ministère de la Transition écologique déterminera aussi un seuil maximal d’humidité qui s’imposera au bois de chauffage à la vente.

Enfin, l’utilisation du chauffage bois dans les zones les plus polluées sera encadrée, en vertu de la loi Climat et Résilience. Les préfets ont jusqu’au 31 décembre 2022 pour adopter les mesures locales nécessaires pour réduire de 50% les émissions de particules fines issues du chauffage biomasse entre 2020 et 2030 dans ces territoires.

Commentaires (3)
  • lbda21
    lbda21posté le 28.07.2021 à 15:11

    Que ce ministère s'attaque, pour commencer, aux particules fines à Paris, générées par le metro et évacuées à l' extérieur. La solution est rapide : supprimer immédiatement ce type de transport.

  • kiwi94
    kiwi94posté le 23.07.2021 à 18:16

    On pourrait se chauffer aux écologistes, ca ne doit pas polluer ça !

  • Utilisateur30802
    Utilisateur30802posté le 24.07.2021 à 13:06

    Si ça pollue l'écolo avec son 4X4 urbain et surtout quand ça vient nous saouler dans nos campagnes.