Pas de nouveau cycle haussier en vue sur le marché immobilier français ?

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Pour le Crédit Agricole, la demande de logements reste assez fragile et le niveau actuel des prix constitue toujours un frein pour la demande.

Sotheby's International Realty

Dans sa dernière analyse du marché immobilier français, l’économiste du Crédit Agricole, Olivier Eluère, estime que les prix de vente sont encore très élevés, même s’ils ne sont plus clairement surévalués. Selon l’approche fondée sur la capacité d’achat d’un logement par un ménage «moyen», l’économiste jugeait les prix surévalués de 20% en 2008 et de 18% en 2012. Avec la baisse des prix et le fort recul des taux de crédit ces dernières années, ils seraient désormais à peu près à leur valeur d’équilibre.

Des prix qui ne sont plus surévalués

La baisse cumulée des prix de l’immobilier ancien depuis le début du mouvement de correction (fin 2011), à peine plus de 6% en moyenne, est cependant faible dès lors qu’on la compare avec la hausse cumulée de 150% entre 1998 et 2011. Le mouvement de baisse des prix s’est d’ailleurs ralenti en 2015 avec un sursaut au deuxième semestre lorsque les acheteurs se sont décidés à ne plus attendre pour profiter des taux d’intérêt d’emprunts historiquement bas.

... mais qui restent un frein pour la demande

Olivier Eluère pense que le niveau actuel des prix reste un frein pour la demande. Pas de nouveau cycle haussier en vue donc. Il faudrait pour cela que les prix se corrigent encore et deviennent clairement sous-évalués pour être jugés réellement attractifs. Il faudrait aussi que le chômage recule durablement, ce qui renvoie selon lui l’hypothèse d’un scénario de nouveau cycle haussier à l’horizon 2019-2020.

Les prix fléchiraient à nouveau en 2016

Pour 2016, l’économiste du Crédit Agricole pense d’ailleurs que le marché immobilier sera un peu moins dynamique qu’en 2015. Les volumes de transactions resteraient élevés, mais en léger repli d’environ 5% dans l’ancien. Les prix baisseraient à nouveau de 1,5% en moyenne, portant la baisse cumulée des valorisations à 8% entre 2011 et 2016. Il faut dire que les taux d’emprunts ne semblent plus guère avoir de potentiel de baisse. L’effet d’aubaine qui a stimulé les transactions et la demande ces derniers mois va donc disparaître, Olivier Eluère tablant sur une remontée lente et modérée des taux.

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