Montants, durées, taux d’effort… : panorama des financements immobiliers en France

Crédit Actu 0

La dernière enquête de l’ACPR montre par exemple que le prêt type représente 87% de la valeur du bien et que le taux d’effort moyen des acquéreurs avoisine les 30%.

Boursier.com

L’ACPR (superviseur du secteur de la banque et de l’assurance) a publié récemment la dernière version de son enquête annuelle sur le financement de l’habitat. Basée sur des données de 2017, cette étude livre de nombreux enseignements sur la manière dont les Français s’endettent pour acheter des biens immobiliers.

165.500 euros sur 19 ans

Premier constat, le montant moyen emprunté au cours de l’année s’est élevé à 165.448 euros. Un chiffre qui a constamment augmenté au cours des dernières années et qui a plus que doublé depuis 2002.

Les prêts avaient une durée moyenne de 18,97 ans et ont été principalement souscrits avec un taux fixe (98,7% des cas). Le taux fixe est traditionnellement la norme. Toutefois, la part de prêts à taux variable a grimpé jusqu’à 30% en 2005.

12,4% de locatif

Si les rachats de crédits externes ont représenté 23,6% des volumes l’an passé, il est à noter que les opérations locatives ont compté pour 12,4% des montants empruntés.

30% de taux d’effort

L’emprunteur type de 2017 disposait d’un revenu annuel de 34.019 euros. L’emprunt moyen équivalait ainsi à 4,86 ans de revenus (à la date de souscription).

Si un apport de plus de 15% a été constaté dans 4 cas sur 10, il est à noter que les financements ont représenté en moyenne 87% de la valeur des biens acquis (loan to value), un record.

La charge de remboursement correspondait quant à elle à 29,7% des ressources mensuelles. Mais ce taux d’effort dépassait les 35% pour 23,6% des montants empruntés.

Un peu plus de 15 ans sur les prêts en cours

Concernant l'ensemble des prêts en cours (927,7 milliards d’euros), la durée restante moyenne s’élevait à 15,34 ans, 55% du stock ayant une maturité résiduelle comprise entre 10 et 20 ans.

22% de primo-accédants

Dans l’encours global de financements, 22% des montants ont été levés par des primo-accédants, 41% par des acquéreurs de résidence principale et 14,6% par des investisseurs.

1,5% des montants en risque

L’étude relève enfin que 1,47% des montants prêtés étaient considérés comme des encours douteux, les pics étant atteints chez les acquéreurs de résidence principale autres que primo-accédants (2,18% des encours) et chez les souscripteurs de financements à taux variable (5,54%).

Au total, 29,1% de ces encours douteux avaient déjà fait l’objet de provisions dans les comptes des prêteurs en 2017.

Commentaires