L’idée d’un crédit d'impôt pour les bailleurs indépendants impactés par la crise sanitaire fait son chemin

Fiscalité Actu 0

La FNAIM du Grand Paris est à l’origine de cette proposition évoquée par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Reuters

Les difficultés que traversent de nombreux petits commerçants, artisans et petites entreprises impactés par la crise sanitaire et ses périodes de fermetures administratives, se répercutent aussi parfois sur les propriétaires des murs lorsqu’ils sont bailleurs indépendants. La FNAIM du Grand Paris se félicite que le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a évoqué la possibilité de mettre en place un crédit d'impôt pour les bailleurs parmi les mesures pour aider les secteurs les plus touchés par la crise et l'instauration d'un couvre-feu.

La FNAIM du Grand Paris est à l’origine de cette proposition afin que l’Etat offre aux propriétaires bailleurs indépendants n’ayant perçu aucun loyer lors du confinement et pendant les périodes de fermetures à venir liées aux mesures gouvernementales telles que le couvre- feu, un crédit d’impôt à hauteur de 50% du montant des loyers et des charges.

Une proposition déjà examinée lors de la première vague

D’après la FNAIM du Grand Paris, la grande majorité des locaux de TPE appartiennent à des propriétaires bailleurs indépendants qui possèdent généralement un seul bien, financé par leur propre activité professionnelle et avec un crédit de 15 ou 20 ans qu’il faut continuer à rembourser. Les reports de loyers les placent donc à leur tour en difficultés sachant que beaucoup d’entre eux ne seront pas en mesure de percevoir leurs loyers pour la période de confinement et sont inquiets à l'idée d'une nouvelle vague de fermeture puisque de nombreux établissements seront dans l’incapacité de payer leurs prochaines échéances.

« Nous avions déjà proposé ce crédit d’impôt lors de la première vague de la COVID-19. Cette proposition avait d’ailleurs été portée par plusieurs parlementaires de toutes tendances politiques et avait fait l’objet de divers amendements dont l’un co-signé par 72 députés de l’opposition et un autre par environ 60 députés de la majorité. Avec le changement de gouvernement, cette mesure n’est à ce jour, toujours pas suivie d’effets. L’arrivée d’une deuxième vague de l’épidémie nous impose de remettre cette proposition sur la table », explique le président de la FNAIM du Grand Paris, Michel Platero.

Commentaires