L’idée de se mettre au vert en résidence principale fait son chemin

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Simple désir passager qui va s’évaporer avec le déconfinement ou véritable changement de projet de vie ?

Terres d’Oc Immobilier Sotheby’s International

La période de confinement a exacerbé les envies de beaucoup de Français pour un logement plus grand, avec balcon ou jardin. Pour certains et notamment les habitants de la région parisienne, l’idée a fait son chemin de quitter un centre-ville pour se mettre au vert. Simple désir passager qui va s’évaporer avec le déconfinement ou véritable changement de projet de vie ? L’avenir dira si ces projets immobiliers se concrétisent mais le réseau d’agences Espaces Atypiques constate déjà un véritable engouement des Parisiens pour les maisons en pleine nature.

De la résidence secondaire à la principale

Que ce soit en Bourgogne, Normandie, Bretagne, Provence ou dans le Sud-Ouest, les agences régionales de ce spécialiste des biens atypiques (lofts, ateliers d’artiste, maisons d’architecte…) enregistrent non plus des demandes de la part de parisiens pour l’achat d’une résidence secondaire, mais désormais pour leur résidence principale.

Des visites déjà programmées

Le constat est par exemple édifiant pour Florent Guilloux, directeur Espaces Atypiques Bourgogne : « depuis l’annonce de la date de sortie du confinement, les parisiens représentent 99% de nos contacts acquéreurs. Certains d'entre eux prévoient de descendre visiter les biens dans les semaines à venir avec justificatif de déplacement professionnel. Leurs demandes concernent les maisons avec jardin en centre-ville ou en périphérie 1ère couronne pour rester proche de la gare avec un budget de 500.000 à 700.000 euros ou bien les maisons avec cadre champêtre (maison de campagne) en résidence secondaire pour un budget entre 350.000 et 500.000 euros. »

Du vert

« Depuis le confinement, une tendance se détache clairement, nous observons une hausse des demandes de renseignements de la part des parisiens qui veulent quitter Paris pour se mettre au vert. 50% d’entre eux souhaitent acquérir une maison secondaire, l’autre moitié pense à revendre leur bien parisien. En ce qui concerne la typologie de biens recherchés, ils souhaitent soit une maison d’environ 200 m² dotée d’un grand terrain à l’environnement calme, sans voisin, ni ligne haute tension ni épandage et installée à 1h30 maximum de Paris, soit une maison située sur la côte. Leur budget s’élève en moyenne à 500 000 euros et ils ne souhaitent pas ou très peu de travaux », constate Matthieu Berthe, directeur Espaces Atypiques Rouen.

Arrière pays

« L’envie d’un extérieur se fait sentir également en région lyonnaise où les recherches sont plus orientées en dehors de la ville quand auparavant les parisiens souhaitaient un pied-à-terre au cœur de la ville lumière », témoigne Jérémy Jéhan, directeur Espaces Atypiques Lyon. « À Marseille, nous avons une vraie nouvelle demande pour les biens de l’arrière pays, notamment le pays d’Aix et les Alpilles avec extérieurs et petits jardins », identifie Jérôme Louis, directeur Espaces Atypiques Marseille.

Haut de gamme

Le réseau d’immobilier haut de gamme Barnes observe également une augmentation des recherches de résidences principales plus spacieuses qui se trouvent généralement en périphérie, voire en grande couronne pour Paris. « L’objectif pour les acheteurs de demain sera d’avoir un extérieur améliorant le bien-être et un espace dédié au télétravail permettant d’être efficace même chez soi », abonde Barnes.

La qualité du réseau internet devient un critère déterminant

Pour ces acquéreurs qui formulent des demandes en résidence principale du fait des possibilités étendues de poursuivre leur activité professionnelle en télétravail depuis la crise sanitaire, la qualité du réseau internet et des possibilités d’équipement à la fibre deviennent d’ailleurs des critères indispensables.

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