Les taux de crédit pourraient encore reculer à la rentrée

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Un été indien en vue pour les emprunteurs ?

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Que ceux qui ont observé avec envie les taux des emprunts immobiliers pendant leurs vacances d’été se rassurent, aucune remontée ne semble se profiler à court terme. Le réseau de courtage en prêts immobiliers Vousfinancer évoque même la possibilité d’observer de nouveaux records de taux à la rentrée.

« Si durant la période estivale, les banques ont moins été en phase de conquête de clientèle, notamment parce qu'une partie de leur personnel était en congés, mais également parce qu'il y a moins de transactions et d'activité sur le marché durant cette période, elles préparent dès maintenant la rentrée de septembre, traditionnellement riche en transactions immobilières... On pourrait ainsi assister à de nouvelles baisses de taux sur les barèmes qui nous seront communiqués début septembre », anticipe ainsi Sandrine Allonier, directrice des études de Vousfinancer.

Des taux déjà au plancher

Même en ce mois d’août où les taux sont habituellement stables ou en légère hausse, quelques banques ont pris cette année l’initiative d’appliquer des baisses de barèmes. En moyenne, on emprunte actuellement autour de 1% sur 15 ans, 1,15% sur 20 ans et 1,35% sur 25 ans. Pour les meilleurs profils d’emprunteurs, les négociations permettent de descendre sous les 1% sur toutes les durées, y compris 25 ans. Il faut dire que les banques bénéficient toujours de conditions de refinancement idéales avec des taux à 10 ans (OAT) qui restent en territoire négatif depuis le début du mois de juillet.

Conditions d’octroi à surveiller

De telles conditions de financement ont déjà permis de générer une production de crédits à l'habitat record sur la première moitié de l’année, à plus de 110 milliards d'euros. Il faut aussi y voir une certaine détente des conditions d’octroi, Vousfinancer citant par exemple des taux d’endettement pouvant exceptionnellement monter jusqu’à 38% ou 39% dans certaines banques pour les meilleurs profils.

Les banques sont en effet tenues de ne pas dépasser 20% de leur production de crédits avec des mensualités de remboursement supérieures à 35% du revenu net de l’emprunteur (taux d’endettement) et cette recommandation de l’autorité française de surveillance du système financier deviendra une norme juridiquement contraignante à la rentrée. « Si cela n'a pas été le cas dans certaines banques, des sanctions, probablement financières, pourraient être appliquées afin d'inciter ces établissements à rentrer dans le rang, et par conséquent à adopter des normes plus strictes sur la fin de l'année », explique Sandrine Allonier. Globalement, les banques semblent cependant déjà bien respecter ces critères mis en place début 2021, ce qui ne devrait pas entraîner de gros changement dans les conditions d'octroi des crédits.

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