Les prix moyens en province ne sont pas encore au plus haut

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Malgré la forte hausse des prix observée à Bordeaux, Lyon ou Nantes...

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La dernière analyse du spécialiste de l’estimation des prix immobiliers Meilleursagents.com montre que 2018 débute dans la continuité de 2017, ce qui laisse augurer d’un marché raisonnablement dyna­mique après les records de transactions enregistrés l’an dernier.

Globalement, les prix sont en moyenne restés stables au mois de janvier en France, en particulier dans les zones rurales où ils n’évoluent guère depuis plus d’un an. Mais les prix des 10 plus grandes villes poursuivent sur leur lancée de l’année dernière et augmentent de +0,6% en janvier (+4,5% sur 12 mois). En affinant l’analyse aux 50 plus grandes villes, Meilleursagents.com observe un renchérissement plus modéré de +0,3% en janvier (+3,1% sur 12 mois).

La hausse continue à Bordeaux et Lyon

Bordeaux est toujours en tête avec +1% en janvier, soit +15,4% sur les douze derniers mois. Marseille (+0,7%) et Nantes (+0,8%), puis Toulouse (+0,5%) et Lyon (+0,3%) suivent. Lille (+0,1%) et surtout Nice (-0,1%), Rennes (-0,3%), Strasbourg et Montpellier (-0,4%) restent en queue de peloton en janvier  et ne parviennent pas à retrouver leur dynamisme. Avec +8,2%, Lyon affiche la deuxième plus forte hausse sur 12 mois. Viennent ensuite Nantes, Toulouse et Nice autour de +5%.

Les prix en province restent inférieurs à 2011

Dans leur dernière note de conjoncture, les notaires rappelaient que malgré la hausse des dernières années, le niveau moyen des prix des appartements anciens sur la France entière reste encore inférieur à celui enregistré en 2011 (-1%), notamment pour la province dont l’écart est de -4,1% (l’Île-de- France de son côté, l’a dépassé de 2,5%). Sur le marché des maisons anciennes, les notaires constatent une diminution des prix depuis les plus hauts, aussi bien en Île-de-France (-2,9%) qu’en province (-3%).

Les notaires n’observent aucun emballement de la machine immobilière en province et observent actuellement une stabilisation des prix. Cela n’empêche pas Bordeaux de passer en tête du classement des villes de plus de 150 000 habitants les plus chères au mètre carré pour les appartements anciens (3 730 €/m²), juste devant Nice (3 720 €/m²). En troisième place et immédiatement derrière se situe Lyon (3 670 €/m²), puis Lille (3 130 €/m²).

Le pouvoir d’achat immobilier recule

Dans la plupart de ces métropoles, les acquéreurs ont vu leur pouvoir d’achat immobilier nettement reculer ces derniers mois car les taux d’emprunt se sont globalement stabilisés et ne compensent plus la hausse des prix.

«Sur ces 6 derniers mois, le pouvoir d’achat immobilier a reculé dans 10 des 11 plus grandes villes de France. A l’exception de Montpellier, pour qui le pouvoir d’achat s’améliore légèrement, les grandes agglomérations de la métropole voient leur pouvoir d’achat immobilier tronqué entre 1% et 10%», observe Cécile Roquelaure, Directrice des études et de la communication d’Empruntis.

Dans le cas de Bordeaux, le courtier note que les acheteurs doivent débourser jusqu’à 9,7% en plus par mois pour acquérir un bien en janvier 2018 par rapport à juin 2017.

Commentaires (1)
  • Martine-Fz
    Martine-Fzposté le 02.02.2018 à 17:57

    Même si les prix sont au plus haut, il devient très difficile d'acheter à Bordeaux ou à Toulouse. Alors forcément il y a des contre exemples mais quand même. Regardez sur les site d'annonces, la surface se réduit... immobiliermodedemploi.fr

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