Les loyers reculent de 0,8% depuis le début de l’année

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Si la situation est habituelle en cette période, Clameur juge toutefois critique la situation du marché locatif à Paris, notamment du fait de l’encadrement des loyers

Boursier.com

Depuis le début de 2016, les loyers sont orientés à la baisse. Dans son point trimestriel, Clameur estime l’ampleur du repli à 0,8%. Rappelons qu’il s’agit là des loyers à la relocation (ou au renouvellement de bail) et que l’étude compare les loyers des deux premiers mois de 2016 à ceux des deux premiers mois de 2015.

Un recul dans 70% des grandes villes

Dans le détail 54% des villes de plus de 10.000 habitants et 70% des villes de plus de 148.000 habitants ont vu leurs loyers reculer en janvier et février. Parmi les 20 plus grandes villes, seules Strasbourg (+1,3%), Grenoble (+0,6%), Nîmes (+0,6%), Lyon (+0,5%), Lille (+0,1%) et Angers (+0,1%) ont échappé à la baisse.

Par ailleurs, tous les logements sont concernés, les plus forts replis étant constatés dans les studios (-1%) et les 4 pièces (-1,6%).

Une situation habituelle en cette saison

Le spécialiste des marchés locatifs évite néanmoins de sombrer dans un pessimisme excessif. Il rappelle que « les mois d’hiver sont rarement propices à la hausse des loyers de marché ». De surcroît, si l’activité a reculé depuis novembre, elle reste « à un bon niveau ». En témoigne, le taux de mobilité (26,8%) proche de sa moyenne historique (28,2%).

Pour l’heure, il n’y a donc pas lieu de paniquer. Traditionnellement, l’hiver est tendu et le printemps est synonyme de rebond. Petit bémol toutefois, 2015 a infirmé cette tendance historique : en dépit d’une reprise d’activité, les loyers ont été orientés à la baisse tout au long de l’année.

Paris inquiète

Au-delà de ce rappel historique, c’est surtout la situation à Paris que Clameur met en relief. Les loyers y ont chuté de 3,3% sur le début d’année (et même de 4,5% pour les studios). Là encore, l’étude souligne que cette déprime hivernale sur les prix n’a rien d’exceptionnel.

En revanche, au vu de la faible mobilité, Clameur juge l’état du marché « particulièrement critique ». D’un côté, la pression de la demande est sensible. De l’autre, l’encadrement des loyers a provoqué « une nouvelle contraction de l’offre locative ».

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