Les grandes villes les plus chères sont les premières à voir leurs prix reculer

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La FNAIM estime que l’année pourrait quand même se finir autour de 1,12 million de ventes de logements existants, ce qui ferait de 2022 la deuxième meilleure année en termes de volumes, après le record d’environ 1,18 million en 2021.

Wikimedia Commons - David Monniaux

Dans sa dernière note de conjoncture du mois de novembre, la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) confirme un ralentissement du marché français qui s’accélère depuis le mois de septembre, ce qui semble en grande partie lié à la remontée des taux d’emprunt dont le niveau a commencé à freiner les transactions à partir de l’été. Ce phénomène s’est accentué ces derniers mois mais il n’est pas encore totalement visible dans les volumes de transactions et encore moins dans les prix qui commencent à peine à s’ajuster.

« La résistance des prix dans un contexte de taux défavorable peut s’expliquer par le manque d’offres dans l’existant mais aussi dans le neuf (avec des coûts de matériaux, d’énergie et de main d’œuvre en hausse), ainsi que par les tensions sur le marché locatif », avance la FNAIM.

Des volumes encore proches des records en 2022

La FNAIM estime d’ailleurs que l’année pourrait se finir autour de 1,12 million de ventes de logements existants, ce qui ferait de 2022 la deuxième meilleure année en termes de volumes, après le record d’environ 1,18 million en 2021. En ce qui concerne les prix, les professionnels de la FNAIM notent que la tendance à davantage de modération observée depuis avril 20222 « est sans doute la bienvenue après un emballement post-covid ». Globalement, les prix resteront en forte hausse sur l’année 2022 (+6,6% en France sur un an, au 1er novembre 2022) mais un rééquilibrage a commencé à s’opérer dans les villes les plus chères.

Baisse des prix à Paris, Lyon et Nantes

Paris est ainsi en légère baisse sur un an (-1,1%) mais les prix reculent aussi dans quelques autres grandes villes et leur banlieue proche comme à Lyon (5.029€ /m², -1,5% sur un an) et Nantes (3.805€/m², -2% sur un an) qui avaient beaucoup progressé ces dernières années. Quant à Bordeaux (4.689€/m², stable sur un an), la baisse n’est pas loin.

« La correction des prix à la baisse était inévitable là où ils se sont le plus écartés de l’évolution des revenus mais le marché des grandes villes est à deux vitesses, puisque les prix des villes du Sud-Est comme Marseille (3.030€/m², +7% sur un an), Nice (4.823€/m², +8,9% sur un an) et Montpellier (3.393€/m², +6% sur un an) restent sur une belle dynamique. Ces destinations avaient vu leur prix moins augmenter que les autres grandes villes ces dernières années », expliquent les professionnels de la FNAIM.

Les stations balnéaires résistent

Jusqu’à présent, les stations balnéaires et les stations de ski continuent sur leur rythme de croisière avec des prix qui augmentent encore d’environ 10% sur un an alors qu’ils étaient pourtant déjà relativement élevés. Par stations balnéaires, il ne faut pas penser qu’à la Côte d’Azur puisque c’est encore la Bretagne qui est la région où les prix augmentent le plus fortement sur 12 mois (+11,4%) même si les notaires ont déjà eu l’occasion de se faire l’écho d’un ralentissement depuis le mois de septembre.

Parmi les 50 plus grandes villes, la FNAIM souligne que seule Toulon (2.888€/m², +10,4%) connaît encore une évolution de prix à deux chiffres sur 12 mois. Toulon qui semble continuer à combler sa décote par rapport aux villes voisines du Sud-Est après de très longs projets d’embellissement et de réhabilitation du centre-ville qui commencent enfin à séduire les acquéreurs.

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