Le déconfinement n’a pas entamé l’appétit pour l’immobilier

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Une nouvelle étude commandée par Artémis courtage confirme le renforcement des recherches immobilières en ligne, notamment chez les moins de 25 ans.

Bricqueville

Le courtier en prêts immobiliers Artémis courtage avait sondé les Français à la mi-avril en plein confinement en observant qu’ils maintenaient leur appétit pour l’immobilier. Qu’en est-t-il deux mois plus tard ? En partant d’un échantillon comparable d’un millier de personnes interrogées par OpinionWay les 10 et 11 juin, l’analyse montre que le déconfinement n’a pas entraîné de baisse des d’intentions d’achat immobilier. Au contraire, les réflexions se sont accrues et le besoin d’air après avoir été confiné à l’intérieur de son domicile a confirmé les rêves de jardin et de terrasse, l’envie de déménager en changeant de ville ou de trouver un logement plus grand.

Poursuite des réflexions

Le déconfinement a donc été synonyme d’une poursuite des réflexions des acheteurs et d’un renforcement des recherches immobilières en ligne, notamment chez les moins de 25 ans. Si une majorité des ménages (41%) a pu maintenir son projet immobilier, une part importante des acquéreurs (35%) se trouve quand même directement entravée, devant reporter voire annuler leur projet, principalement pour des raisons financières en lien avec la crise. L’enquête commandée par Artémis courtage fait aussi apparaître 23% de nouveaux projets depuis le déconfinement parmi les acquéreurs potentiels.

Evolution des prix

Parmi ceux qui ont reporté ou annulé leur projet, 26% attendent de voir l’évolution des prix de l’immobilier. Les Français interrogés ne sont pourtant globalement qu’environ 30% à s’attendre à une baisse des prix avec la crise économique.

Passage à l’acte

Sur le terrain, le passage de l’intention à l’acte d’achat est encore progressif. Dans le réseau Artémis courtage, 27% de prospects supplémentaires ont été comptabilisés sur la première quinzaine de juin (par rapport à la même période en 2019) mais les projets de financement envoyés en banque sont encore en baisse de 39% sur un an.

Des financements plus compliqués à obtenir

Si les taux d’emprunt se sont stabilisés depuis un mois après leur brusque remontée au début de la crise sanitaire, les exigences des banques pour accorder un prêt restent toujours aussi élevées. Rares sont celles à déroger au fameux taux d’endettement maximum de 33%, même pour des ménages avec des revenus confortables. Comme l’explique le co-fondateur d’Artémis courtage, Ludovic Huzieux, cela a aussi pour conséquence de réduire le choix des emprunteurs. Lorsque certains dossiers recevaient une multitude de propositions et pouvaient choisir le meilleur taux il y a encore quelques mois, ils doivent aujourd’hui se contenter des banques qui acceptent de les financer. Ludovic Huzieux confirme d’ailleurs une augmentation des refus bancaires et constate des difficultés à concrétiser certains financements pour des considérations bancaires parfois jugées trop strictes sur l’apport, le taux d’endettement ou la durée du prêt.

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