Le Crédit Mutuel instaure l’assurance emprunteur sans aucune formalité médicale pour ses clients fidèles

Crédit Actu 0

Dès aujourd’hui, le groupe bancaire mutualiste supprime toute question relative à la santé de ses clients pour l’acquisition de leur résidence principale.

Pixabay

La fin des questionnaires de santé et de toute formalité médicale associées à l’assurance emprunteur qui accompagne la souscription d’un emprunt immobilier : c’est une première réservée aux clients fidèles du Crédit Mutuel pour l’acquisition de leur résidence principale. Dès aujourd’hui, le groupe bancaire mutualiste supprime ainsi toute question relative à la santé de ses clients emprunteurs, ce qui signifie qu’ils ne pourront plus se voir appliquer de surprime, d'exclusion de garanties ou de refus de prêt pour des raisons médicales.

Le Crédit Mutuel cite l’exemple d’un emprunteur de 50 ans, récemment atteint d’un cancer du pancréas avec une impossibilité d’accéder à la propriété liée au refus de l’assurance emprunteur. A compter d’aujourd’hui, il serait accepté sans surprime ni exclusion. De la même manière, une emprunteuse diabétique de 43 ans soumise à une surprime de 20 euros par mois avec une clause d’exclusion en cas de complications éventuelles liées à son affection (par exemple neurologiques ou cardiaques) n’aurait plus de surprime ni d’exclusion.

Client depuis 7 ans

Pour bénéficier de cette initiative, il faut être client du Crédit Mutuel avec une domiciliation de ses revenus principaux depuis 7 ans et être âgé de moins de 62 ans lors de la souscription. Le montant assuré va jusqu’à 500.000 € par emprunteur. Pour les clients déjà titulaires d’une assurance emprunteur au Crédit Mutuel (correspondant à ces conditions) et faisant l’objet d’une surprime ou d’une exclusion, ces dernières seront supprimées à compter du 1er décembre 2021.

Mutualisation des risques

Le Crédit Mutuel joue donc à fond la carte de la mutualisation des risques face à l’individualisation des contrats d’assurance emprunteur qui permet de tirer les tarifs vers le bas pour les acquéreurs les plus jeunes en bonne santé. La troisième banque de détail française s’oppose donc fermement à la nouvelle proposition de loi de résiliation à tout moment de l’assurance emprunteur déposée par les députés du groupe Agir Ensemble. Le Président du Crédit Mutuel, Nicolas Théry, y voit là une « américanisation » aboutissant à un « far-west » où les moins jeunes et en moins bonne santé verraient leurs tarifs exploser et/ou être exclus de l’accession à la propriété.

Le Crédit Mutuel appelle même les autres banques à suivre son initiative. Les dirigeants du groupe bancaire évoquent un coût annuel d’environ 70 millions d’euros qui correspondrait à la perte de revenus liés aux surprimes encaissées aujourd’hui par le Crédit Mutuel.

Commentaires