La tension sur les prix des logements neufs devient forte dans certaines zones

La tension sur les prix des logements neufs devient forte dans certaines zones
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L’Ile-de-France et l’agglomération de Bordeaux sont particulièrement concernées avec des prix en hausse d’environ 5% sur 12 mois. Lyon et Strasbourg enregistreraient même des poussées de prix de plus de 7% selon la Fédération des promoteurs...

 La tension sur les prix des logements neufs devient forte dans certaines zones
Crédit photo © Cerenicimo

Avec des taux d’intérêt d’emprunts au plus bas, un large soutien du Prêt à Taux Zéro pour les primo-accédants et un succès du dispositif Pinel pour les investisseurs, les ventes de logements neufs sont restées florissantes ces derniers mois. D’après les derniers chiffres de La Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI), les ventes ont progressé de 25% au troisième trimestre avec près de 32 000 logements réservés. Sur 9 mois, les réservations augmentent de 23% à presque 103 000 logements. Sur ce nombre, plus de 6 000 acquéreurs dans les quartiers dits prioritaires (zone ANRU) ont d’ailleurs pu bénéficier d’une TVA réduite à 5,5%.

Equilibre

Ce dynamisme concerne autant les particuliers qui investissent dans l’immobilier locatif que ceux qui achètent pour se loger. Le marché tend d’ailleurs vers l’équilibre avec une proportion d’investisseurs à peine plus grande que celle d’accédants. Avec des taux qui ne devraient pas encore remonter trop brutalement, un PTZ et un Pinel reconduits pour 2017, la reprise de la construction semble ainsi disposer d’un horizon dégagé.  Oui mais ce beau tableau recèle quand même des zones d’ombre.

Forte hausse des prix à Lyon

Les promoteurs peinent en effet à répondre à cette forte demande de logements neufs, si bien que le rythme des lancements commerciaux ne suffit pas à réduire la pression sur l’offre commerciale. Cette situation a pour conséquence de faire monter les prix dans des proportions qui deviennent désormais significatives.  La FPI estime en effet que le prix sont en hausse de 3,4% au niveau national sur un an. La situation est loin d’être homogène puisque la tension concerne surtout plusieurs grandes agglomérations, où le stock de logements en projet ou en cours de construction est faible. L’Ile-de-France et l’agglomération de Bordeaux sont particulièrement concernées avec des prix en hausse d’environ 5% sur 12 mois. Lyon et Strasbourg enregistreraient même des poussées de prix de plus de 7%. A l’opposé, les prix se contracteraient de 5% à Nice, voire davantage sur le Bassin d’Arcachon.

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Rareté du foncier

Les promoteurs ne mettent pas en cause leur capacité à construire davantage mais invoquent des raisons déjà connues : la rareté du foncier, la complexité réglementaire croissante des opérations d’aménagement et de construction et l’usage abusif des recours contre les permis de construire. Si des améliorations réglementaires sont déjà apparues sur les recours, la question de la cherté du foncier semble rester au cœur du problème. Dans les agglomérations les plus dynamiques, le prix du foncier peut en effet représenter 30% voire 40% de la valeur d’un logement. Autant de sujets qui méritent de nouvelles volontés politiques dans l’optique de l’élection présidentielle de 2017...

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