La tension sur les prix des appartements neufs reste présente dans certaines zones

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Les agglomérations de Bordeaux, Nantes et Lyon sont particulièrement concernées avec des prix en hausse d’environ 3% sur 12 mois selon la Fédération des Promoteurs Immobiliers.

Cerenicimo

Avec des taux d’intérêt d’emprunts au plus bas, un large soutien du Prêt à Taux Zéro pour les primo-accédants et un succès du dispositif Pinel pour les investisseurs, les ventes de logements collectifs neufs sont restées florissantes ces derniers mois. D’après les derniers chiffres de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI), les ventes ont progressé au total de 25% en 2016 avec près de 117 000 appartements réservés. Sur ce nombre, plus de 6 700 acquéreurs dans les quartiers dits prioritaires (zone ANRU) ont d’ailleurs pu bénéficier d’une TVA réduite à 5,5%.

Un marché équilibré

Ce dynamisme concerne autant les particuliers qui investissent dans l’immobilier locatif que ceux qui achètent pour se loger. Le marché tend d’ailleurs vers l’équilibre avec une proportion d’investisseurs à peine plus grande que celle d’accédants. Avec des taux qui ne devraient pas encore remonter trop brutalement, un PTZ et un Pinel reconduits pour 2017, la reprise de la construction semble ainsi disposer d’un horizon dégagé mais contraint quand même par la progression des prix.

Hausse des prix

Dans les régions les plus dynamiques, les promoteurs peinent en effet à répondre à cette forte demande de logements neufs, si bien que le rythme des lancements commerciaux ne suffit pas à réduire la pression sur l’offre commerciale. Cette situation a pour conséquence de faire monter les prix dans des proportions désormais significatives.  La FPI estime en effet que les prix ont enregistré l’an dernier une hausse de 2,5% au niveau national avec une accélération au quatrième trimestre (+3,2%). A fin 2016, le prix moyen au m² était estimé à 4 838 € en Ile-de-France et à 3 700 € en province.

La situation est loin d’être homogène puisque la tension concerne surtout plusieurs grandes agglomérations, où le stock de logements en projet ou en cours de construction est faible. Les agglomérations de Bordeaux, Nantes et Lyon restent particulièrement concernées avec des prix en hausse de 3% à 3,5% sur 12 mois. Rennes et Strasbourg enregistreraient même des poussées de prix de proches de 4%. L’Ile-de-France n’est finalement pas en pointe la avec une progression de mesurée de 2,2%. A l’opposé, les prix se contracteraient de plus de 3% dans la métropole de Rouen, de près de 2% à Dijon et Nice.

Rareté du foncier

Les promoteurs ne mettent pas en cause leur capacité à construire davantage mais invoquent des raisons déjà connues : la rareté du foncier, la complexité réglementaire croissante des opérations d’aménagement et de construction et l’usage abusif des recours contre les permis de construire. Si des améliorations réglementaires sont déjà apparues sur les recours, la question de la cherté du foncier semble rester au cœur du problème. Dans les agglomérations les plus dynamiques, le prix du foncier peut en effet représenter 30% voire 40% de la valeur d’un logement. Autant de sujets qui méritent de nouvelles volontés politiques dans l’optique de l’élection présidentielle de 2017...

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