La ruée sur les maisons continue en région parisienne

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Volumes de transaction et prix record en Petite Couronne comme en Grande Couronne.

Eliosor

La chambre des notaires du Grand Paris observe toujours un marché immobilier guidé par le désir de devenir propriétaire avec davantage de confort et d’espace après les épreuves des confinements et grâce au développement du télétravail. Les dynamiques à l’œuvre en région parisienne depuis plusieurs trimestres se prolongent donc avec une activité exceptionnelle et des records de volumes et de prix pour les maisons.

Thierry Delesalle, notaire à Paris et Président de la commission statistiques immobilières, cite notamment la volonté de déménager comme moteur de cette dynamique, accompagnée par l’attractivité des taux de crédits toujours plus bas et par l’épargne des ménages utilisée comme apport personnel.

Paris intra-muros résiste

Alors que les Franciliens préfèrent s’éloigner pour trouver une maison, Paris intra-muros résiste avec une stabilisation des prix à haut niveau. Des prix qui oscillent depuis un an et demi dans une fourchette étroite de 10.600 € à 10.800 € le m² selon les estimations des notaires. Une tendance qui se prolonge actuellement avec un niveau de 10.700 € le m² d’après leur échantillon de promesses de ventes. « Le marché résiste très bien à Paris, les acheteurs sont toujours là et les étrangers commencent à revenir », résume Charles Flobert, notaire à Saint-Maur-des-Fossés. Charles Flobert signale d’ailleurs quelques transactions de biens exceptionnels à des prix astronomiques de plus de 30.000 € le m² comme cet appartement de 368 m², récemment vendu 12,5 millions d’euros dans le secteur des Champs-Elysées.

De l’autre côté du périphérique

Mais on l’aura compris, c’est surtout de l’autre côté du périphérique parisien que les prix sont en ébullition. Les notaires estiment que la hausse annuelle des prix des appartements se tasse actuellement à +1,5% en Petite Couronne et à +3,8% en Grande Couronne. Les maisons voient par contre leurs prix de vente flamber de 8% sur les 12 derniers mois en Petite et en Grande Couronne, une zone qui offre encore des prix accessibles dans un environnement plus vert et moins dense.

En fonction de l’éloignement de Paris et de la banlieue chic, les prix des maisons restent très hétérogènes puisqu’on se situe généralement au-dessus de 700.000 € dans les Hauts-de-Seine, plus du double des prix de la Seine-Saint-Denis qui tournent autour de 325.000 €. Dans tous les départements de Petite Couronne, il s’agit en tout cas de records de prix pour les maisons alors que l’offre est limitée. On construit en effet peu de maisons neuves et le parc de maisons anciennes se réduit même parfois avec des démolitions pour ériger du collectif. Les notaires n’observent d’ailleurs à ce jour que très peu de décote sur le prix des maisons affichant des mauvais diagnostics de performance énergétique.

Pause salutaire ?

Les notaires s’interrogent quand même sur la poursuite de ces tendances : alors que beaucoup de Franciliens ont déjà déménagé, 2022 pourrait connaître un certain tassement des transactions. Concernant le marché des maisons, un ralentissement serait d’ailleurs salutaire car sinon, les prix pourraient entrer en surchauffe dans les zones où l’offre est désormais asséchée.

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