La reprise du bâtiment freinée par la pénurie et l’inflation des prix des matériaux

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La Fédération française du bâtiment (FFB) a tiré de nouveau la sonnette d’alarme sur le prix des matières premières et leurs conséquences pour la filière, à l’occasion d’une conférence de presse tenue mardi 22 juin.

Avec une progression de l’activité de 11% au 1er trimestre, des carnets de commandes « qui atteignent des niveaux records », et des perspectives d’embauche qui restent « bien orientées », la relance du bâtiment « est bien là », a rapporté ce matin à la presse la FFB.

Mais la fédération affiche un optimisme modéré, car du chemin reste à parcourir : l’activité de la filière est inférieure de 5% à son niveau de début 2019 et reste fragile, notamment dans le logement neuf collectif (-10% pour les permis de construire sur les quatre premiers mois de l’année) et le non résidentiel neuf (-22% de permis de construire sur la période janvier-avril).

Surtout, elle s'inquiète à nouveau de la pénurie et de la flambée du prix des matériaux, qui viennent peser sur cette relance.

Dénonciation de contrats

Face à l’inflation des tarifs et la pénurie des matériaux, la FFB rapporte que certaines entreprises dénoncent des contrats signés « car la perte qu’elles subiraient en réalisant le chantier sans révision de prix s’avèrerait plus forte que la pénalité qu’elles encourent en y renonçant », tandis que d’autres ont recours à de l’activité partielle ou des congés forcés, faute de matériaux pour réaliser les chantiers.

« La situation ressort très tendue, dans la plupart des métiers et sur tout le territoire. Nous ne connaissons pas le terme de cette crise, mais savons qu’elle menace de stopper net l’amorce de relance constatée », souligne-t-elle.

Crédit d'impôt

Pour soutenir la filière, Bruno Le Maire a annoncé la semaine dernière le gel des pénalités en cas de retard de livraison sur les marchés publics, mais la fédération, qui considère que cette mesure est insuffisante, demande son extension à « tous les marchés », comme ce fut le cas au cours du printemps 2020, lors des premières semaines de la pandémie.

Elle demande aussi la mise en place d’un crédit d’impôt proportionnel au poste "achat de matériaux" des entreprises et la prise en charge intégrale par l’Etat des coûts d’activité partielle en cas de rupture d’approvisionnement.

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