La poursuite des aides à l’acquisition dans les zones les moins tendues se fait attendre

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Le ministre en charge du logement, Julien Denormandie, travaille encore sur des évaluations du PTZ en zone C, ce à quoi répond l’union des professionnels de la construction LCA-FFB qu’il devient urgent d’annoncer des mesures fortes...

Maison Hanau

À l’occasion de sa convention nationale à Paris, l’union des Constructeurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment (LCA-FFB), première organisation représentative de la construction immobilière en France, a de nouveau appelé hier le gouvernement, par la voix de son tout nouveau Président Grégory Monod, à rétablir le prêt à taux zéro (PTZ) aux conditions d’avant 2018 en zone B2 et C et à le prolonger jusqu’à fin 2021, comme c’est le cas pour les zones tendues (A et B1). Le pôle logement de la Fédération Française du Bâtiment a également défendu le rétablissement de l’APL accession, supprimée depuis le début 2018.

Julien Denormandie étudie la suite

Pour le PTZ, qui doit pour l’instant s’arrêter fin 2019 en zones B2 (péri-urbaine) et C (rurale), le ministre en charge du logement, Julien Denormandie, avait déjà promis il y a quelques mois d’étudier la suite de ce dispositif pour savoir comment faire pour avoir une aide à l’accession dans les zones les plus rurales pour les constructions neuves.

Les professionnels de la construction se félicitent donc du soutien de Julien Denormandie, qui leur a réaffirmé hier à l’occasion de cette convention nationale son souhait de rouvrir la discussion sur le PTZ. Le ministre confie travailler encore sur des évaluations du PTZ en zone C, ce à quoi répond l’union LCA-FFB qu’il devient urgent d’annoncer des mesures fortes car l’impact de la réforme des aides publiques à l’accession à la propriété a déjà entraîné une chute de plus de 10% du marché de la maison individuelle l’an dernier. LCA-FFB évalue au passage que 20.000 primo-accédants ont dû renoncer à leur projet d’acquisition d’un logement neuf l’an dernier.

Economies budgétaires

« 150 € en moins d’APL accession nécessite par exemple 450 € de revenus supplémentaires que doivent trouver les ménages pour rester finançables », souligne Grégory Monod, qui craint un blocage définitif du parcours résidentiel pour les plus modestes. « Les aides au logement ne représentent pas un effet d’aubaine, ils constituent à l’inverse un effet levier essentiel pour le passage à l’acte d’achat des ménages », souligne Grégory Monod.

Pour LCA-FFB, une politique du logement ambitieuse ne peut être guidée par le seul prisme des économies budgétaires. LCA-FFB rappelle que s’il mobilise un budget public de 42 milliards d’euros, le secteur du logement apporte 74 milliards d’euros de recettes fiscales à la puissance publique.

Un zonage à revoir

L’union professionnelle salue également la décision de Julien Denormandie d’engager une réflexion profonde en matière de zonage des aides au logement, afin de mieux prendre en compte les spécificités et les dynamiques locales. LCA-FFB plaide pour un zonage pragmatique qui privilégie le projet et le contexte, et qui n’oppose pas habitat individuel et collectif, zones tendues et détendues, densité et étalement urbain.

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