La France compte 8,4% de logements vacants

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Depuis 2009, la proportion de biens non occupés a progressé de 1,5 point. Elle de surcroît bien plus élevée en province qu’à Paris.

Reuters

2,88 millions. C’est le nombre de logements vacants recensés par l’Insee début 2017. Ainsi, 8,4% du parc actuel n’est pas occupé, soit environ un logement sur douze. La proportion apparaît élevée, mais ce qui retient surtout l’attention à la lecture de ces chiffres c’est la trajectoire des dernières années.

De 6,9% à 8,4% en huit ans

La part de logements vacants n’a cessé de progressé depuis 10 ans. Elle était par exemple de 8% en 2012 et de seulement 6,9% en 2009. Les données de l’Insee confirment d’ailleurs que le nombre de logements vacants a explosé depuis 2007. De 2007 à 2012, il a progressé de plus de 4% par an en moyenne, contre un peu plus de 1% pour le parc dans son ensemble. Et de 2012 à 2017, la hausse a été de 3% par an (moins de 1% pour l’ensemble des logements).

Faut-il y voir la conséquence, comme l’affirment certains, d’une rétention volontaire notamment en raison d’une fiscalité trop pénalisante ? Au vu de ces chiffres (et de leur évolution dans le temps), le phénomène semble surtout devoir être relié à la crise. D’autant plus si l’on se penche sur les données détaillées.

Les villes de moins de 100.000 habitants en tête

De fait, la fiscalité a principalement été alourdie en 2013. Mais le taux de vacance a commencé à progresser bien avant. De surcroît, c’est à Paris (où les rendements locatifs sont faibles) que le poids de la fiscalité est particulièrement sensible. Or, le taux de vacance est plus faible dans l’aire urbaine parisienne (6,1%) qu’en province (8,65%).

Ce sont notamment les villes petites et moyennes qui accusent un fort taux de logements vacants. Il est de 9,2% dans les zones de moins de 100.000 habitants et même de 12,5% (soit un logement sur huit) si on ne regarde que l’habitat collectif. Là encore, on peut supposer que la crise a laissé des séquelles.

Une aide à la mise en location

Afin de lutter contre la vacance, un dispositif a été mis en place au printemps dernier. Baptisé « louer abordable », il offre un abattement fiscal de 15% à 85% sur les loyers perçus en cas de remise en location d’un logement inoccupé. L’allègement dépend de la zone où est situé le bien du niveau de loyer pratiqué.

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