La FNAIM envisage une légère baisse des prix dans les grandes villes cette année

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Une enquête auprès d’un millier de professionnels montre déjà que la reprise d’activité post second confinement est ressentie en baisse par les deux tiers d’entre eux, à l’inverse du premier confinement.

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La Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) envisage une relative stabilité des prix de l’immobilier ancien cette année sauf à Paris et dans les grandes métropoles comme Bordeaux, Lyon, Nantes, Nice, Lille, Strasbourg, Toulouse, Montpellier et Marseille où ils pourraient légèrement reculer, en particulier dans les villes les plus chères. « Nous pensons que les prix pourraient baisser dans les grandes villes », a indiqué ce matin le président de la FNAIM, Jean-Marc Torrolion, en présentant ses perspectives 2021.

Rééquilibrage au profit de villes plus moyennes

Les agents immobiliers de la FNAIM constatent en effet que ce sont dans ces grandes concentrations urbaines que le nombre des transactions a le plus baissé ces derniers mois, avec un rééquilibrage au profit de villes plus moyennes. L’organisation syndicale cite l’exemple de Poitiers où les prix du mètre carré et les loyers sont en forte augmentation depuis que la ville est desservie par la ligne ferroviaire à grande vitesse Paris-Bordeaux (Poitiers n’est plus qu’à 1h18 de Paris en TGV).

Même si le phénomène est encore trop récent pour la désigner comme une tendance lourde, les professionnels de la FNAIM n’hésitent pas à évoquer la remise en cause de la métropolisation et observent de nouvelles dynamiques démographiques avec l’exemple de la région parisienne qui perd des habitants au profit de villes moyennes. Les aspirations des Français pour une maison avec jardin semblent bien sûr avoir accéléré cette tendance suite aux confinements mais difficile encore de prédire si cela va se poursuivre…

Volumes de transaction attendus en baisse

Plus globalement, la prévision d’une relative stabilité des prix de la FNAIM s’appuie sur une dynamique de marché avec moins d’acquéreurs mais aussi moins de vendeurs. Les volumes de vente devraient ainsi baisser autour de 900.000 transactions en 2021 à comparer à environ 980.000 l’an dernier.

Une enquête auprès d’un millier de professionnels montre déjà que la reprise d’activité post second confinement est ressentie en baisse par les deux tiers d’entre eux, à l’inverse du premier confinement. La FNAIM estime que l’offre de logements à vendre est au plus bas, ce qui limite le potentiel de baisse des prix, alors que l’évolution de la confiance des ménages et de leurs revenus (attention à la montée du chômage) reste l’élément à la fois incertain et déterminant de la demande. Heureusement, les taux d'intérêt d’emprunt devraient rester très bas et continuer de soutenir le marché avec des conditions d'octroi assouplies.

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