La FNAIM entrevoit désormais des prix en hausse de 2% cette année

Tendance Actu 0

Un nouveau record de ventes de logements existants proche de 1 million est attendu en France en 2019.

Bien'ici

Plutôt prudent en début d’année en tablant sur le scénario d’un ralentissement du volume de transactions avec une légère baisse des prix, le président de la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM), Jean-Marc Torrollion, envisage désormais un nouveau record de ventes de logements existants en France, à 990.000 cette année (+2,6%). Quant aux prix, après une hausse de 2,3% sur la première moitié de l’année (2.646 € le m² en moyenne), la FNAIM les voit désormais progresser de 2% en 2019.

Peu d’impact des mouvements sociaux

« La crispation sociale du début d’année liée au mouvement des gilets jaunes n’a finalement pas eu d’impact sur l’activité immobilière », reconnaît Jean-Marc Torrollion. Mieux, le moral des acquéreurs est bon et le marché reste fluide avec des prix dont la progression parvient à être compensée par des conditions d’emprunt qui n’ont jamais été aussi bonnes (taux au plus bas, allongements des durées d’emprunt, moindre exigence des banques sur l’apport…).

Taux de rotation record

En témoigne un taux de rotation des logements (nombre de ventes de logements rapporté au parc de logements) qui est à son niveau record de 2,7%. Le dirigeant de la FNAIM souligne aussi que cette bonne conjoncture immobilière doit être associée à l’accroissement du nombre de créations d’emplois qui permet à de nouveaux candidats à l’accession de solliciter un prêt immobilier.

Selon l’enquête annuelle de l’IFOP, réalisée pour la FNAIM, 63% des personnes interrogées pensent que la période est favorable à une transaction immobilière, contre 37% seulement qui estiment le contraire. A noter que le climat est aussi bien favorable aux acheteurs (66% des sondés le pensent) qu’aux vendeurs (c’est l’opinion de 49% des sondés).

Disparités

Comme toujours, ces chiffres synthétiques ne traduisent pas les grandes disparités, entre maisons et appartements d’une part (le prix des appartements progresse nettement plus vite que celui des maisons), ni entre Paris, l’Ile-de-France et les autres régions. En dehors de la région parisienne où les prix vont de record en record, certaines métropoles régionales où la pression démographique est forte affichent un dynamisme bien au-dessus de la moyenne, comme Nantes où les prix ont décollé de 8,2% sur les 12 derniers mois, Lyon (+5,7%), ou Toulouse (+4,3%). Avec +0,7%, Marseille et Lille progressent par contre moins vite que l’inflation.

Retour des investisseurs

Un autre phénomène dynamise le marché immobilier : le retour des investisseurs. Sur 12 mois glissants, la FNAIM estime à 15% la proportion des achats réalisés pour un investissement locatif contre 12% un an auparavant. Le réseau d’agences Century 21 estime même à 26,5% la part de ses clients acquéreurs ayant réalisé un investissement locatif au premier semestre 2019. La dernière enquête IFOP-FNAIM montre aussi que 67% des personnes interrogées sont favorables à investir dans l’immobilier locatif, une proportion en constante hausse par rapport aux enquêtes précédentes.

Commentaires