La 5e Avenue est devenue l'emplacement commercial le plus cher du monde

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Aux Etats-Unis, l'immobilier "retail" s'est bien remis de la crise sanitaire.

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La 5e Avenue est devenue l’emplacement commercial le plus cher du monde, selon le spécialiste Cushman & Wakefield, qui vient de publier son classement mondial de l’immobilier commercial.

La très célèbre artère new-yorkaise, avec un loyer moyen de 21.076€ par mètre carré et par an, a brigué la première place du podium, passée devant Hong-Kong (Tsim Sha Tsui, 15.134€), dont l'activité a fortement souffert avec la pandémie de Covid.

La Via Montenapoleone à Milan (14.547€), avenue la plus chère d’Europe, est à la 3e place. Elle est suivi de deux autres avenues européennes, New Bond Street à Londres (14.346€), puis les Champs Elysées, qui perdent une place, avec un loyer moyen par mètre carré et par an de 11.069€.

Les places suivantes – sous les 10.000€ le mètre carré par an – sont occupées par Tokyo (Ginza), Zurich (Bahnhofstrasse), Sydney (Pitt Street Mall), Séoul (Myeongdong) et Shanghai (West Nanjing Road).

Un classement chamboulé par la crise sanitaire

L’enquête annuelle de Cushman & Wakefield n’avait pas été réalisée depuis 2019. Sans surprise, la pandémie de Covid, qui a entraîné un déclin moyen de 13% du prix des loyers commerciaux dans le monde, a bousculé significativement le classement.

L’Asie-Pacifique, en particulier, fortement pénalisée par la chute du tourisme avec les fermetures de frontières et les quarantaines, a essuyé 17% de baisse pendant la période de la pandémie, et en Chine, la correction a été bien plus brutale. Les Etats-Unis (-7%) et l’Europe (-11%) ont été moins impactés.

Des loyers commerciaux toujours sous leur niveau d'avant la pandémie

Aujourd’hui, Cushman & Wakefield observe que les loyers commerciaux n’ont pas encore retrouvé leur niveau d’avant la crise. A l’exception de la zone Amériques, où les prix sont supérieurs de 15% grâce au rebond des Etats-Unis - mais aussi du dollar - ces loyers restent en moyenne à -6% par rapport à leur niveau de 2019.

A Hong-Kong, les baux de Tsim Sha Tsui sont 41% inférieurs à ceux d’il y a trois ans, quand a contrario, ceux de la 5e Avenue sont à +14%. A Paris, l’avenue des Champs Elysées n’a pas encore effacé complètement les stigmates de la crise : -18% depuis la pandémie, avec une baisse de 4% sur les douze derniers mois glissants.

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