L'interdiction d'installer des chaudières fioul reportée de quelques mois

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L'installation de ces dispositifs polluants devait être interdite le 1er janvier 2022 dans les logements anciens. Le ministère de la Transition écologique a décidé de repousser légèrement cette interdiction.

Reuters

L’installation de nouvelles chaudières au fioul devait être interdite à partir du 1er janvier 2022 dans les logements anciens, et à compter du 1er juillet dans le neuf. Mais avec la crise sanitaire, le gouvernement a décidé de différer de quelques mois au moins le calendrier de leur retrait du marché.

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a en effet fait savoir que le décret posant cette interdiction ne rentrera finalement en vigueur qu’à la mi-2022, et ce afin de donner un peu d’air à la filière, « très atomisée », après plus d’une année de crise sanitaire, rapportent Les Echos.

Un rythme de remplacement insuffisant

Particulièrement polluant, le chauffage au fioul est aujourd’hui utilisé par 3,25 millions de logements français. Depuis plusieurs années, la mise en place de dispositifs comme les CEE, le CITE, et plus récemment MaPrimeRénov’, encourage les foyers à changer leurs chaudières pour des installations moins énergivores.

D’après le ministère de l’Ecologie, 242.000 chaudières ont été changées depuis janvier 2019 dans le cadre des CEE, et 10.000 par mois le sont actuellement.

Mais le rythme de ces remplacements – qui représentent un surcoût notoire pour les foyers - ne suit pas l’objectif du gouvernement de les faire disparaître du marché d’ici à 2028, et qui devrait concerner entre 3 et 3,5 millions de Français. « Si on regarde juste les coups de pouce CEE, on peut dire qu’il y a besoin d’accélération », a reconnu Barbara Pompili auditionnée par la commission des Finances de l’Assemblée nationale la semaine dernière.

Surcoût

Afin d’amortir le prix du remplacement de ces chaudières, les Français devraient bénéficier du cumul de deux dispositifs d’aides publiques, les certificats d’économie d’énergie et MaPrimRénov’, mais le reste à charge devrait quand même s’élever à plusieurs milliers d’euros, en particulier pour les installations de remplacement les plus chères, comme les chaudières à granulés de bois.

Dans certaines habitations, l’alternative au fioul ne sera pas techniquement possible. Des situations "marginales" pour lesquelles le chauffage au fuel restera autorisé, avait indiqué en janvier le ministère de la Transition énergétique.

Selon Les Echos, le décret, qui prévoit un certain nombre de dérogations, doit être transmis « très prochainement » au Conseil d’Etat.

Commentaires (2)
  • Utilisateur32097
    Utilisateur32097posté le 08.06.2021 à 15:39

    :)

  • lbda21
    lbda21posté le 08.06.2021 à 13:43

    que de bêtises dans cet article ! la plus belle :" des installations moins énergivores". Il y a confusion entre le mode de chauffage et la qualité d'isolation du logement !