Gestion locative : des incidents et des coûts à ne pas négliger !

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Flatlooker, spécialiste de la gestion locative en ligne, apporte son éclairage sur les incidents auxquels un propriétaire peut être confronté, leur fréquence et le prix que cela peut lui coûter en moyenne.

CBO Territoria

La plateforme de gestion locative en ligne Flatlooker a répertorié tous les incidents et problèmes auxquels sont régulièrement confrontés les propriétaires qui louent un logement sans l’intermédiaire d’un professionnel.

En se basant sur l’analyse d’environ 1000 logements construits entre 1850 et 1950 et dont 60% se situe en région parisienne et 40% en province, Flatlooker dénombre 25 sujets à traiter par le propriétaire chaque année. Parmi ces impératifs figurent 15 tâches administratives prévisibles et 10 autres imprévus dont 7 relèvent de l’administratif et 3 de la gestion d’incidents techniques.

En cours de bail, le propriétaire doit en effet réaliser les travaux nécessaires à l’entretien et au maintien en état du logement (hors réparations locatives) et des équipements mentionnés dans le bail. Cela peut concerner par exemple une chaudière ou un chauffe-eau, la plomberie ou les volets.

Les problèmes de plomberie/chauffage sont les plus fréquents

Même si ces réparations dépendent bien sûr de l’ancienneté du bien et de l’entretien de l’immeuble, Flatlooker constate que les travaux de plomberie/chauffage sont les plus fréquents puisqu’ils interviennent en moyenne chaque année. Dans le cas de logements loués meublés, l’électroménager et l’ameublement arrivent en seconde position (tous les deux ans). Viennent ensuite les dégâts des eaux qui surviennent en moyenne tous les deux ans et demi. Les travaux d’électricité, serrurerie et huisserie sont à envisager tous les 3 ans environ et l’incident qui se fait le plus rare est celui lié à l’humidité, l’aération ou la VMC puisque Flatlooker est amené à les gérer tous les 5 ans.

240€ à l’année en gestion courante

En moyenne, Flatlooker estime qu’un propriétaire de logement en location va dépenser de manière obligatoire 240€ à l’année en gestion courante (hors rénovation partielle ou complète d'un logement). 40% de ce coût vient du poste plomberie/chauffage. Attention, si le remplacement d’un robinet peut revenir modestement à 100€, le remplacement complet d'un chauffe-eau et dépose en décharge coûte rarement moins de 1000€, rappelle la plateforme de gestion locative en ligne.

« Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la gestion d’un grand appartement n'est pas beaucoup plus consommatrice de temps qu'un petit. En effet, la majeure partie des interactions sont soit d'ordre administratif, soit liées à la plomberie. Hors l'administratif n'est pas plus chronophage sur un T4 qu'un T3. Egalement, il n'y a généralement qu'une seule salle de bain/cuisine/chauffe-eau jusqu'au T3 ou T4 donc peu de risques de problèmes de plomberie additionnels », explique Nicolas Parisot, Co-fondateur de Flatlooker

La serrurerie, source de conflit

La serrurerie peut aussi faire l’objet d’une fourchette très large en fonction de l’incident. Flatlooker cite l’exemple du double de clés qui coûtera rarement moins de 50€ alors qu’une ouverture de porte et un remplacement de serrure 3 points peut rapidement coûter entre 500€ et 1000€. « Les problématiques de serrurerie restent la source de conflit la plus importante. En effet, un changement de serrure est généralement coûteux et fait dans l’urgence par le locataire qui est bloqué devant sa porte. Pour éviter les mauvaises surprises, il faut prévenir son bailleur en amont pour déterminer à qui incombe la charge avant d’avancer des frais », recommande Nicolas Parisot.

a savoir

Lorsqu’un propriétaire réalise des travaux dans un appartement en location, les réparations ne peuvent pas avoir lieu les samedis, dimanches et jours fériés sans l’accord du locataire. Si les travaux durent plus de 21 jours, le locataire peut demander une réduction de loyer.

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