En temps de covid, les propriétaires peu disposés à louer leur résidence secondaire

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Un quart des propriétaires d'une résidence secondaire envisagent leur logement comme une "semi-résidence principale", souligne une enquête Se Loger.

Se Loger

Une nouvelle étude réalisée par Se Loger montre que la plupart des propriétaires d’un logement de villégiature sont dans leur grande majorité réfractaires à l’idée de le louer. Selon la plateforme spécialiste des annonces immobilières, 69% des propriétaires sondés se refusent à mettre leur bien en location – le tiers restant le considère comme un investissement.

Réalisés sur fond de restrictions sanitaires, les résultats de cette enquête n’ont rien de très étonnant : la demande locative touristique moribonde freine ces opportunités tandis que la crise du coronavirus a modifié les attentes des Français en matière de qualité de vie.

Une semi-résidence principale

Parmi ceux qui ont la chance de posséder un deuxième toit - en majorité des urbains multipropriétaires - beaucoup l’envisagent désormais comme un heureux point de chute, temporaire en cas de confinement, voire permanent, dans la mesure où le fort développement du télétravail leur permet d’envisager une installation plus pérenne avec davantage d'espace et/ou de verdure.

Le sondage de Se Loger confirme cette tendance : 25 % des propriétaires interrogés envisagent, à moyen/long terme, d’en faire leur résidence principale. Et chez les porteurs d’un projet d’achat d’une résidence secondaire, la proportion passe à 32 %.

Les prix sous surveillance

Dans un contexte de marché toujours relativement tendu, la crise sanitaire pourrait faire rapidement flamber les prix des résidences secondaires, considère pour sa part le réseau d’agences immobilières Orpi.

Selon ce dernier, qui observe une forte croissance du critère "maison" dans les recherches depuis un an, les prix des résidences secondaires sont restés globalement stables au premier trimestre, mais certaines régions ont déjà enregistré une hausse significative, comme l’Alsace (+14%) ou l’ancienne région Languedoc-Roussillon (+6%).

A noter enfin que l’archétype de la villa en bord de mer ne représente qu’une minorité des biens détenus par les Français. A observer les données des notaires, beaucoup seraient en réalité des "pied-à-terre" : près de 45% de ces logements sont en fait des appartements, et 23% sont situés dans des grandes villes de plus de 100.000 habitants.

Pour cause, tous les foyers désirant investir dans un deuxième toit n'ont pas forcément les moyens de s'accorder la maison de leur rêve. Selon le baromètre LPI-Se Loger, leur prix peut s'avérer prohibitif pour beaucoup de ménages, en particulier dans les régions littorales. En Paca - où se concentrent près de 35% des résidences secondaires de l'Hexagone - leur prix de vente moyen atteint 357.200€. En Aquitaine - également très prisé des ménages franciliens aisés - ce tarif monte même à 357.700€.

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