Devenir propriétaire fait-il toujours autant rêver ?

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D'après une enquête de l’institut OpinionWway commandée par Artémis Courtage, les trois quarts des Français considèrent encore que la propriété immobilière est un objectif de vie à atteindre...

Trecobat

Le rapport des Français face à la propriété immobilière évolue-t-il ? Artémis courtage, un des principaux groupes de courtage en crédits immobiliers et assurance emprunteur avec bientôt une cinquantaine d’agences en France, a souhaité analyser si l’immobilier résiste aux nouveaux comportements alternatifs au statut de propriétaire. D’après un sondage réalisé fin janvier auprès d’un millier de personnes par l’institut Opinionway, l’achat reste de loin la solution préférée pour le logement principal, même si un Français sur cinq exprime une préférence pour la location (20%).

Malgré le foisonnement des innovations commerciales, cette enquête montre que l’achat direct demeure le mode d’acquisition favori des Français pour la plupart des biens de consommation. Cela est particulièrement vrai pour les biens d’équipement, comme l’informatique (90%), le vélo (81%) ou la voiture (76%) qui recueille le même pourcentage que la résidence principale. En revanche, la location reste le moyen préféré des Français pour accéder à un logement de vacances (80%).

Un objectif de vie

Les trois quarts des Français considèrent d’ailleurs que la propriété immobilière est un objectif de vie à atteindre et l’attachement des ménages à la propriété immobilière se nourrit de leur préférence à payer un crédit plutôt qu’un loyer (71%). 88% estiment que cela constitue la première étape de la constitution d’un patrimoine et qu’il s’agit en effet d’un investissement financier intéressant (85%).

Dans le détail, 58% des Français sont propriétaires de leur résidence principale, tandis que 76% de ceux qui ne le sont pas déclarent qu’ils aimeraient le devenir. 89% des 25-34 ans et 91% des personnes âgées de 35 ans et plus interrogées considèrent qu’il s’agit d’une priorité. Les personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles aisées accordent une importance légèrement supérieure à la propriété immobilière par rapport aux personnes appartenant aux catégories populaires : respectivement 52% et 46% considèrent qu’être propriétaire de son logement est une chose essentielle.

L’impact du prélèvement à la source

Les freins à la propriété immobilière sont liés principalement à des facteurs financiers et professionnels. 83% des sondés, qui ne sont pas propriétaires, évoquent leur revenu comme un obstacle important pour envisager l’acquisition d’un bien immobilier, 65% citent leur situation professionnelle, 60% déclarent également que leur âge ou leur situation familiale (50%) peut être un obstacle important à la propriété. Ils sont par ailleurs plus d’un tiers (34%) à déclarer que la récente mise en place du prélèvement à la source est un obstacle important. Des inquiétudes qui ne se justifient guère puisque les banques continuent à utiliser le salaire net avant impôt pour calculer le taux d’endettement. « Mais ces inquiétudes tiennent surtout au fait que les emprunteurs ont beaucoup de questions et d’interrogations sur l’impact du prélèvement à la source », explique Ludovic Huzieux, directeur associé d’Artémis Courtage.

L’accompagnement du courtier

Les services d’un courtier en crédit immobilier intéressent plus d’un Français sur deux, 53% déclarent qu’ils pourraient faire appel à eux s’ils voulaient acquérir un bien immobilier. La principale raison reste le cœur de leur fonction : trouver les meilleures offres de crédit immobilier pour réaliser l’acquisition du bien en question mais une partie des Français indique également pouvoir avoir recours aux services d’un courtier pour la phase d’obtention du crédit, que ce soit lors de la construction de leur dossier (30%) ou de l’estimation de leurs capacités financières (25%). Artémis courtage observe ainsi une forte attente de ses clients emprunteurs pour le service et l’accompagnement du financement immobilier, un rôle que délèguent de plus les banques au profit des courtiers.

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