Dépêchez-vous de profiter du PTZ pour l’achat d’un logement neuf en zones B2 et C !

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Le maintien d’une aide à l’acquisition neuve dans les zones péri-urbaines et rurales est suspendu au débat parlementaire avant l’adoption du PLF 2020…

Mas Provence

Mauvaise nouvelle pour tous ceux qui ont le projet d’acquérir un premier logement neuf dans les zones péri-urbaines et rurales (Zones B2 et C). Le projet de loi de finances (PLF) pour 2020, présenté fin septembre par le gouvernement, ne contenait rien sur le prêt à taux zéro (PTZ) qui doit prendre fin à la fin de l’année pour le logement neuf en zones B2 et C.

Tout n’est pas perdu

On pouvait pourtant espérer du nouveau puisque le ministre en charge du logement, Julien Denormandie, avait promis d’étudier comment maintenir une aide à l’accession dans les zones les plus rurales pour les constructions neuves. Tout n’est pas perdu puisque le sujet sera à nouveau discuté prochainement lors des traditionnels débats parlementaires. Et on peut faire confiance aux professionnels de la construction et à certains députés ou sénateurs pour se mobiliser d’ici l’adoption finale du PLF fin décembre 2019.

Mieux vaut anticiper

Dans ce contexte incertain, il semble cependant préférable pour tous ceux qui ont déjà un projet d’acquisition bien engagé dans le neuf en zones B2 et C d’accélérer leur demande de financement avec un PTZ. En général, certaines banques commencent à ne plus accepter les financements avec PTZ dès la mi-octobre tandis que d’autres établissements peuvent attendre la fin novembre. Depuis cet été, les constructeurs de maisons observent d’ailleurs un rebond des ventes à l’initiative de ménages ayant anticipé l’éventuelle fin de cette aide à l’acquisition.

Risque d'éloignement

L’union des constructeurs, promoteurs et aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment (LCA-FFB) rappelle que le PTZ joue un rôle déterminant pour la solvabilité et la sécurisation des ménages : il finance aujourd’hui avant tout des achats de maisons neuves (52% du total), au profit de familles (particulièrement en zones B2 et C) disposant d’un revenu fiscal de référence médian d’environ 25.500 euros. Sans cette aide, les ménages qui ne sont plus finançables risquent d’être contraints de faire construire dans des zones encore plus éloignées des centre-bourgs où les terrains sont moins cher.

Faible coût budgétaire

Grégory Monod, président de LCA-FFB, souligne aussi « l’effet psychologique pour les acquéreurs de bénéficier d’un prêt à taux zéro » même si l’écart avec les taux d’emprunt bancaires s’est réduit. Le PTZ permet aussi aux acquéreurs de bénéficier d’un différé de remboursement qui peut aller jusqu’à 15 ans, ce qui participe à solvabiliser les ménages modestes. Le président de LCA-FFB souligne d’ailleurs que le coût budgétaire du PTZ est devenu de plus en plus léger puisque l’Etat supporte globalement la différence entre les taux bancaires et 0, un écart qui n’a cessé de se réduire ces derniers temps.

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Immobilier
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